Lundi 23 Octobre 2017

Mis à jour le Lun. 23 Oct. 2017 à 09:43

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Articles de W.Q. Judge

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William Q. Judge (1851-1896) est l'un des trois principaux fondateurs de la Theosophical Society. Il assista Mme Blavatsky dans la rédaction d'Isis Dévoilée, et de La Doctrine Secrète. Il se révéla un collaborateur et disciple dévoué et indéfectible de Blavatsky. Organisateur et créateur inlassable, il fut l'instrument efficace pour répandre la Théosophie aux États-Unis ainsi que dans ld'autres pays anglophones.

Il rédigea de nombreux articles,et fonda les revues The Path et The Theosophical Forum. Les ouvrages les plus connus de lui sont les Échos de l'Orient, l'Océan de Théosophie (en 1893), deux grands classiques théosophiques. Un ensemble de ses lettres furent regroupées par sous le titre Les Lettres qui m'ont aidé.

On lui doit une édition de la Bhagavad-Gîtâ (1890) et une série d'articles parus dans The Path, publiés plus tard sous le titre de Notes sur la Bhagavad-Gîtâ. Il rédige en outre une traduction commentée des Aphorismes du Yoga de Patañjali (1889).

Son engagement théosophique fut sans faille et sa fidélité au programme initial, établi par Mme Blavatsky et ses Maîtres, fut déterminante à certaines périodes particulièrement critiques de l'histoire du mouvement.

Un grand nombre d'articles de Judge sont accéssibles en ligne.

Loges ouvertes ou fermées (publiques ou privées)

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La Société Théosophique n’a jamais interdit les Branches privées. Si cinq membres peuvent vivre séparés, ils peuvent aussi exister ensemble ; car ce n’est pas moins bien d’être organisé que de ne pas l’être. De plus, on peut concevoir qu’il puisse y avoir des circonstances particulières ou il n’est pas souhaitable de l’annoncer publiquement – par exemple s’il y a localement des préjugés contre la Théosophie, ou si les membres associés sont trop peu nombreux ou n’ont pas une connaissance suffisante de la Théosophie, pour rédiger des écrits et tenir des discutions de qualité devant un public extérieur, ou si leurs lacunes intellectuelles pourraient engendrer dérision au lieu de respect de la part du public. Un autre cas possible, concerne des membres associés qui se réunissent dans le but manifeste d’organiser des réunions publiques, et ils se réunissent temporairement en privé pour étudier ou se préparer avant d’instruire des visiteurs. Dans chacun de ces cas, une intimité provisoire est tout à fait légitime.
Mais il y a un autre cas qui est moins recommandable. C’est quand un groupe de Théosophes choisit l’exclusivité parce qu’ils ne désirent que des gens de leur propre milieu, ou parce qu’ils craignent d’être ridiculisés si on apprend qu’ils sont membres de la Société Théosophique, ou encore parce qu’ils souhaitent se réunir pour le progrès de leur propre culture intellectuelle ou dans le but d’acquérir de pouvoirs psychiques. Le fondement d’une telle Loge est la timidité ou l’égoïsme, et sur aucune de ces bases une bonne structure Théosophique peut être construite.
Quel a été le destin des Branches privées de la Section américaine [de la Société Théosophique] ? Cinq Chartes ont été émises pour de telles Branches. De ces cinq Branches, deux sont mortes en silence et rapidement, une à rendu sa Charte, une est pratiquement morte, et une est trop récente pour avoir une histoire. Aucune n’a contribué à renforcer la Société, à propager ses enseignements, ou à accroître le nombre de ses membres.
Il doit y avoir une raison à cela qui n’est pas difficile à trouver. La raison est simplement que l’idée fondamentale d’une Loge définitivement privée et l’idée fondamentale d’une Branche Théosophique sont diamétralement opposés. Il y a, en vérité, une contradiction dans l’expression même de « Branche privée ». Une « Branche » est une ramification de l’arbre parent, une pousse non pas souterraine mais aérienne. Si vous ne l’exposez pas à la lumière solaire et à l’air et aux rigueurs des forces de la Nature, confinant ses jeunes pousses dans l’obscurité, le mystère et l’isolement, vous allez non seulement la priver de la nourriture essentielle à son développement, mais vous allez entretenir les forces intérieures qui provoqueront son dépérissement. Mais pas seulement ça. Une « Branche privée » manque de l’essence même de la vie Théosophique : l’altruisme. La Théosophie n’est pas comme un dépôt bancaire que l’on a amassé pour le contempler et s’en délecter ; c’est une « bourse » de la Fortune, qui se remplit aussi vite qu’on le vide pour le bénéfice des autres. Le véritable esprit théosophique fixe son regard sur les besoins d’une vaste humanité dans l’ignorance, il sait qu’il n’y a pas d’autres solutions pour vaincre l’ignorance que de répandre la vérité, et de s’interroger sur le meilleur moyen de le faire. Le Théosophe ainsi animé par cet esprit se joint à la Société pour l’aider, il ressent le besoin d’un échange sympathique et de la force de l’union, s’efforce de former une Branche avec des personnes partageant le même état d’esprit, travaille pour elle, la met en valeur parce qu’elle permet de répandre un flot régulier de connaissance et d’influence sur le voisinage. Il sait très bien que sa propre vitalité Théosophique dépend du degré de travail accompli et pas seulement de sa méditation ; et il en est de même pour une Branche. En vérité, un esprit Théosophique vigoureux, rempli d’une ardente aspiration philanthropique à propager la vérité, doit se sentir quelque peu frustré quand on discute de cosmogonie et des sept Principes [fondamentaux] dans une Loge très fermée, et il ressent un soupçon d’incongruité et d’inconfort. Le spectacle d’un groupe dans le confort et plein de suffisance examinant gravement les vérités éternelles sans que personne d’autre ne soit admis à écouter, frise le ridicule. C’est là un des cas où le sens de l’humour protège chacun de l’absurdité et des erreurs.
Il ne sera jamais trop souvent répété que la vraie Théosophie n’est pas une contemplation, une introspection philosophique ou une causerie, mais un travail, un travail pour les autres, un travail pour le monde. On nous dit que l’écueil fatal au progrès est l’égoïsme sous l’un quelconque de ses aspects protéiformes. Il ne sera pas surmonté en pensant à soi-même, mais en cessant de penser à soi-même. Et comme nous devons penser à quelque chose, l’alternative est de penser aux autres et comment les aider. Quand le mental est ainsi occupé à de tels projets et que les mains les mettent en œuvre, l’égocentrisme s’éloigne et l’égoïsme s’efface. L’égoïsme meurt d’inanition, et l’altruisme grandit parce qu’il est constamment nourrit. Et pendant tout ce temps le vrai progrès avance insensiblement. Le mental se libère des préjugés et des brumes, l’esprit grandit plus rayonnant et allègre, la paix gagne tout l’être intérieur, et la vérité est perçue plus clairement. Ainsi le grand obstacle à l’évolution s’estompe progressivement.
C’est aussi vrai pour une Branche. Tant qu’elle n’existe que pour le progrès ou le divertissement de ses membres, le principe d’égoïsme est dominant, car l’égoïsme n’est pas moins vrai parce qu’il est associé à des buts en eux-mêmes élevés. Une telle Branche ne peut pas espérer prospérer ; elle ne le désire probablement pas ; et elle ne grandira certainement pas. Que faut-il pour la faire grandir ? Il manque cette essence de toute vie et de croissance qui pénètre tout le vivant. La conception opposée d’une Branche, celle d’une force organisée pour la meilleure propagation de la vérité, pallie à ce manque. La préparation de documents ou de réunions ne signifie pas exhiber des idées personnelles, et encore moins spéculer sur des problèmes singuliers et obscurs, mais exposer en langage clair des aspects de la vérité dont le penseur estime qu’ils ont une valeur pour la réflexion ou la pratique. C’est une offrande aux autres, non une mise en avant de soi-même. Le principe de vie de toute la Nature coule à travers l’être, purifiant la pensée, stimulant le motif, énergisant la parole. Puis il s’épand à l’extérieur, réchauffant les oreilles engourdies ou apathiques, éveillant l’attention, suscitant l’intérêt, stimulant la recherche. Ainsi l’influence se propage, la fréquentation augmente, et la Branche progresse.
L’histoire des Branches ouvertes démontre ce qui pourrait autrement paraître théorique. Celles qui ont gardé en vue le but de propager la Théosophie et qui se sont efforcé de faire des réunions intéressantes et instructives pour les gens de l’extérieur, se sont développées. Une Branche qui depuis des années ajoutait rarement un membre à sa petite liste, ouvrit ses réunions à tous. En deux ou trois ans, elle tripla ou quadrupla de taille. Cela se fit tout naturellement. L’effet d’annonce aidant, les visiteurs vinrent. Quelques thèmes évocateurs leurs plurent, ils revinrent, sentirent un intérêt, puis un charme, et enfin une dévotion. Puis ils se joignirent à la branche et en invitèrent d’autres. Le progrès et la prospérité s’en suivirent.
Alors qu’il ne serait pas juste pour le Société Théosophique d’interdire les Branches privées, il serait erroné de les considérer autrement que temporaires et provisoires, et leur fonction missionnaire étant simplement suspendue. Ceux qui préparent le chemin et ceux qui organisent des Branches de la Société [Théosophique] feraient bien d’insister sur la vraie nature d’une Branche en tant qu’organe vivant, actif, offensif, ne faisant pas de prosélytisme, mais étant un moyen de propager la vérité. Ses effets sur l’extérieur sont ce qui compte le plus. Si ses membres s’efforcent d’agir pour le profit des non-membres, ils en seront certainement grandis eux-mêmes. Et entre le dynamisme d’une Branche et son développement, il y aura toujours une relation. La stagnation du nombre de membres résulte de l’apathie, un accroissement résulte de l’inverse.
Et, d’un autre côté, les membres d’une Branche ont besoin de sentir que l’intérêt du public et la croissance de la Branche ne sont possible que si les réunions sont rendues intéressantes. Il en est exactement de même pour les Églises. Si le service est terne et le prêche sot, les gens ne viendront pas. Peut-être ne le devraient-ils même pas. La vie est trop courte pour être ennuyeuse. Le Professeur d’Oxford qui passait ses dimanches aux champs plutôt qu’à l’Église disait qu’il « préférait les sermons des pierres aux sermons des bâtons » ; et les Théosophes, plus encore les non-Théosophes, choisiront une soirée avec des livres si l’alternative est une réunion de Branche sans vie où tout est laissé au hasard, ou si dans laquelle l’intelligence est offensée par du radotage.
Mais là ou les principales conférences sont convenablement et vraiment préparées, et où les essayistes sont méritants et bien qualifiés, un état de choses se met en place quand les assistants chercheront à être admis à d’avantages de droits et de prestations. Une sérieuse contribution aux discussions des Branches ouvertes est véritablement une aide pour la Théosophie tout autant qu’un soutien à ses publications ou son travail, et cela tend immédiatement à faire croître la Société que nous espérons aussi impressionnante pour le public, que source de notre force, et expression de notre progrès.

W.Q. Judge - Harris P..
The Path, May, 1890

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Chaque membre un centre

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(Cet article fut publié en anglais par Mr. Judge dans la revue américaine The Path d'octobre 1895)

Il y a quelques années, un de ces Maîtres en qui tant de nos membres croient, fit écrire une lettre par H.P. B., en son nom, à un certain groupe de théosophes. Chaque membre, dit-il dans cette lettre, s'il est zélé, sincère et désintéressé, pourrait devenir dans sa ville ou cité, un centre actif d’où rayonneraient des forces invisibles puissantes qui influenceraient en bien les habitants des environs ; bientôt des personnes s’informeraient de ce qu’est la Théosophie ; une branche serait créée, et le voisinage tout entier en profiterait. Ceci nous paraît juste et raisonnable, indépendamment de la haute autorité d'où cette assertion émane, et les membres devraient y réfléchir sérieusement, afin d'amener la réaction désirée.

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Qu’est-ce que « l’initiation quotidienne » ?

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Certains supposent que l'initiation est toujours, et dans tous les cas, une occasion définie et solennelle pour laquelle le candidat est préparé, et dont on l'avertit à l'avance. Bien que certaines des initiations soient entourées de telles solennités, l’initiation quotidienne — celle que l'aspirant doit traverser avec succès sans quoi il n'aura jamais la chance d'affronter celles qui sont plus élevées — se présente au disciple presque à chaque instant. Elle se rencontre dans nos relations avec nos semblables, et dans les effets qu'ont sur nous toutes les circonstances de la vie. Et si nous échouons là, jamais nous ne pouvons atteindre le point où de plus grandes initiations sont offertes. Si nous ne pouvons supporter une défaite momentanée, ou si un mot lancé au hasard et qui blesse notre amour propre nous trouve non préparés, ou si nous cédons au désir de juger durement les autres, ou encore si nous restons dans l'ignorance de certains de nos défauts les plus apparents, nous n'affermissons pas la connaissance et la force gui sont impérativement exigées de quiconque doit devenir maître de la nature.
Il appartient à la vie de chacun d'avoir un moment de choix, mais ce moment n'est pas fixé à un jour particulier. Il englobe la somme totale de chacun des jours de la vie ; et il peut aussi être repoussé jusqu'au jour de la mort, mais alors il est au-delà de notre pouvoir, car dans ce cas le choix a été déterminé par toutes les actions et pensées de la vie écoulée. Nous nous trouvons condamnés, à cette heure-là, au type de vie, de corps, d'environnement et de tendances convenant le mieux à la réalisation de notre karma. C'est là une chose assez solennelle : elle fait que « l'initiation quotidienne » est de la plus haute importance pour tout étudiant sérieux. Mais tout cela a déjà été dit, et il est dommage que les étudiants persistent à ignorer les bons conseils qu'ils reçoivent.
Pensez-vous que si un Maître vous acceptait, il vous ferait subir quelque test étrange ? Non, Il ne le ferait pas, mais pour lui le simple fait de laisser les petits événements de votre vie suivre leur cours aurait pour résultat de déterminer clairement votre aptitude. C’est peut-être une école d’enfants mais il faut être un homme pour y réussir.

Hadji Erinn.
Article de W.Q. Judge. Extrait du Cahier Théosophique n°144.

Notre soleil et le vrai Soleil

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Si nous considérons combien l’on connaît peu de choses au sujet du soleil de notre système, nous ne nous étonnerons pas qu’il en soit encore plus ainsi du vrai soleil. La science se moque naturellement du « vrai soleil » du mystique, car elle n’en voit point d’autre que celui qui brille dans le ciel. Les savants prétendent au moins le connaître, car il se lève et se couche chaque jour, et peut-être plus ou moins observé lors des éclipses, ou lorsque des taches apparaissent, et avec leur audace habituelle, les astronomes du 19e siècle disent quantité de choses qu’ils ne savent pas sur cet astre puissant, et relèguent les idées anciennes à son sujet dans les limbes de la superstition stupide. Ce n’est certes pas aux écoles modernes que je m’adresserais pour m’instruire sur ce point, car selon moi, et si présomptueux que cela puisse paraître, elles ne connaissent pas grand-chose de la Lune ni du Soleil.

Un conflit persiste quant à savoir si le soleil rejette de la chaleur (1). D’une part, on affirme que oui ; d’autre part, que la chaleur provient de la combinaison des forces du soleil avec les éléments sur terre et autour d’elle, ce qui paraît être vrai pour le mystique. Une autre différence d’opinion existant parmi les astronomes modernes, a trait à la distance qui nous sépare du soleil, laissant le pauvre mystique la comprendre comme il peut. Même au sujet des taches de notre luminaire, tout est conjecture de nos jours. On admet comme une simple hypothèse – et pas plus -, qu’il peut y avoir un rapport entre ces taches et les troubles électriques sur terre. Il y a quelques années, Nasmyth découvrit (2) des objets (ou des changements) sur la photosphère, qu’il appela « feuilles de saule », de 1 000 milles de long et 300 milles de large, en constant mouvement et en groupes. Mais qu’est-ce en réalité ? Personne ne le sait. La science ne peut rien nous apprendre de plus qu’un mortel ordinaire usant d’un bon télescope. Quant à savoir si ces « feuilles de saule » ont aucun rapport avec les taches, ou avec les perturbations terrestres, nul ne le sait. Pour résumer, nos hommes de science savent très peu de choses de notre soleil visible. Tôt ou tard, ils découvriront certaines choses, comme par exemple d’autres effets des taches solaires que les simples perturbations électriques, la signification réelle de ces taches, la signification de la couleur particulière du soleil observée à certains moments – comme il y a quelques années – couleur attribuée à des « poussières cosmiques », faute d’une meilleure explication pour voiler l’ignorance ; et encore quelques autres questions intéressantes.

Mais nous disons que le soleil qu’ils ont examiné n’est pas le soleil réel, n’est même pas du tout le soleil, car ce n’est qu’une simple apparence, une réflexion d’une partie du vrai soleil. Et vraiment, certains astronomes modernes supportent cette façon de voir, car ils commencent à admettre que notre système solaire tout entier se meut autour d’un centre lointain non déterminé, si puissant qu’il attire notre globe solaire, et entraîne ainsi le système solaire tout entier avec lui. Mais ils ne savent pas si ce centre inconnu est un soleil. Ils supposent que c’en est un, mais affirment seulement que c’est un centre d’attraction pour nous. Il se peut que ce soit simplement un corps plus vaste, ou un centre plus puissant d’énergie que le soleil, et lui-même tourne peut-être autour d’un centre plus lointain et plus puissant encore. Dans ce cas, les télescopes modernes et les calculs se montrent rapidement impuissants, car ils arrivent bientôt à une limite dans le champ étoilé, où tout semble rester stationnaire par suite des distances immenses, et il n’y a pas moyen d’arriver à une conclusion. Il se peut que tous ces globes lointains soient en mouvement, et par conséquent on ne peut dire où se trouve le centre réel. Votre astronome admettra que même les constellations du Zodiaque, immuables depuis des âges, peuvent en vérité se mouvoir, mais à des distances si énormes et si effrayantes que pour nous elles semblent immobiles.

Mon but toutefois est d’attirer votre attention sur la doctrine qu’il existe un soleil réel, dont le nôtre n’est qu’une réflexion, et que dans ce soleil véritable, gît une source d’énergie et d’aide spirituelles, exactement comme notre astre lumineux bien-aimé contient l’origine de notre vie physique et du mouvement matériel. Il est inutile d’essayer de deviner pour l’instant, laquelle des nombreuses étoiles du ciel pourrait être le soleil réel, car je tends à croire que ce n’en est aucune, puisque, comme je l’ai dit précédemment, un centre physique d’attraction pour ce système ne peut être que d’un degré plus élevé que le nôtre, et doit être le serviteur d’un centre plus éloigné encore. Nous devons passer par tous les degrés successifs, et il n’est pas en notre pouvoir de sauter un maillon de la chaîne qui mène au point le plus haut.

Notre soleil est donc, pour nous, le symbole du vrai soleil qu’il reflète, et en méditant sur « la lumière suprême du soleil réel », nous recevrons de l’aide dans notre lutte pour assister l’humanité. Notre soleil physique est du domaine physique, non du métaphysique, mais le soleil véritable luit en nous. L’astre du jour conserve et soutient l’économie animale ; le vrai soleil brille en nous par son intermédiaire dans notre nature. Nous devrions donc diriger notre pensée vers ce soleil réel, et préparer le terrain à l’intérieur à recevoir son influence, comme nous préparons le terrain à l’extérieur à recevoir les rayons vivifiants du Roi du Jour.

Marttanda (3)

Notes
(1) Il existe une différence d’évaluation de la chaleur du soleil entre de grands savant comme Newton, Secchi, Pouillet, Spaeren, Rosetti et d’autres, car Pouillet parle de 1.461° et Waterson de 9.000.000°, soit un écart de 8.998.600° [probablement des degrès Fahrenheit]. .
(2) Voir Source de chaleur dans le Soleil, R. Hunt, M.R.S (The Source of Heat in the Sun, Pop. Sc. Rev. Vol. IV. p. 148).
(3) Cet article fut publié pour la première fois par W.Q. Judge dans la revue The Path de février1890.

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