Lundi 23 Octobre 2017

Mis à jour le Lun. 23 Oct. 2017 à 09:43

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Les liens entre les vivants et les morts

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Les communications avec les morts
image8aLa Théosophie déconseille une communication comme on peut en rechercher dans le spiritisme, ou d’autres techniques, car la plupart du temps c’est avec le cadavre psychique que l’on entre en contact et non l’individu spirituel. Parfois, juste après la mort, c’est avec cette âme que l’on communique mais elle peut en souffrir.
Il s’agit donc de ne pas essayer de « faire descendre » les décédés mais de penser que pendant la nuit, durant le sommeil profond, c’est nous, en tant qu’âmes, qui « montons » rejoindre nos êtres chers et que nous communions avec eux dans cet état béatifique appelé le devachan.
Dans cet état devachanique les âmes des défunts épanouissent les idéaux auxquels elles ont aspiré durant leur vie terrestre, et elles assimilent le meilleur de ces aspirations avant de se réincarner. Dans cet état l’amour trouve toute sa force, sa pureté et sa générosité. Il peut d’ailleurs exercer une sorte de protection sur les vivants ainsi aimés.
Les décédés n’ont pas conscience d’être morts ni de ce que nous faisons sur terre. Seul leur amour et leurs idéaux rayonnent. C’est pour eux une période de repos, proche de notre nature profonde, spirituelle.

Les liens naturels du cœur
« Il n'existe guère d'être humain dont l'Ego ne communique pas librement, pendant le sommeil du corps, avec ceux qu'il a aimés et perdus, l'être, une fois réveillé, ne conserve dans sa mémoire aucun souvenir de cette communication, sinon sous une forme très confuse, semblable à un rêve, par suite du caractère positif et non réceptif de son enveloppe et de son cerveau physiques. […]
image9« Nous sommes avec ceux qui sont morts et que nous avons perdus dans la forme matérielle, et beaucoup, beaucoup plus près d'eux maintenant que lorsqu'ils étaient en vie. Et ce n'est pas seulement dans l'imagination de l'être en devachan, comme certains pourraient le penser, mais dans la réalité des choses. Car le pur amour divin n'est pas simplement l'efflorescence d'un cœur humain, mais il a ses racines dans l'éternité. L'amour saint et spirituel est immortel, et karma amènera tôt ou tard tous ceux qui se sont aimés d'une telle affection spirituelle à s'incarner une fois de plus dans le même groupe familial. De plus, nous disons que l'amour étend son influence au-delà de la tombe, bien que vous puissiez le qualifier d'illusion, et possède un pouvoir magique et divin qui réagit sur les vivants. L'Ego d'une mère, rempli d'amour pour les enfants imaginaires qu'il voit auprès de lui, coulant une vie de bonheur, aussi réelle pour lui que lorsqu'il était sur terre — cet Ego fera toujours sentir son amour à ses enfants vivants. Cet amour s'exprimera dans leurs rêves, ainsi que dans maintes circonstances variées — sous forme de protections et de secours providentiels, car l'amour est un bouclier puissant et n'est limité ni par l'espace, ni par le temps. Et, ce qui est vrai de cette « mère » dévachanique l'est tout autant des autres relations et attachements humains, pourvu qu'ils ne soient pas purement égoïstes ou matériels. L'analogie vous suggérera le reste. » ‒ La Clef de la Théosophie, pp. 43, 165-6.

Ceux qui sont retenus dans l’atmosphère terrestre
image10« Le questionneur : En aucun cas vous n'admettez donc la possibilité d'une communication entre les vivants et l'esprit désincarné ? Le Théosophe : Si, il existe un cas, et même deux exceptions à cette règle. La première concerne les quelques jours qui suivent immédiatement la mort d'une personne, avant que l'Ego ne passe dans l'état dévachanique. Mais, que des vivants aient jamais tiré un grand bénéfice du retour de l'esprit au plan objectif est une autre question. Cela peut se produire, toutefois, dans des cas tout à fait exceptionnels, lorsque l'intensité du désir éprouvé par le mourant de retourner sur terre pour y accomplir quelque dessein force la conscience supérieure à rester éveillée ; c'est alors réellement l'individualité, l' « Esprit », qui entre en communication. Après la mort, l'esprit tombe dans un état d'hébétude, et s'enfonce très vite dans ce qu'on appelle « l'inconscience pré-dévachanique ». La seconde exception est celle des Nirmânakâya, [ces êtres spirituellement avancés et libérés du cycle des réincarnations] qui, par pitié pour le genre humain et pour leurs frères qu'ils ont laissés sur terre, renoncent à l'état nirvânique [de béatitude céleste], bien qu'ils aient acquis le droit au nirvâna et au repos cyclique […]. Ils restent dans la vie astrale en rapport avec notre sphère. Ils peuvent communiquer, et le font en effet, avec quelques élus mais assurément pas avec les médiums ordinaires.» ‒ La Clef de la Théosophie, pp. 166-7.

Les défunts peuvent-ils communiquer ?
image11« Une partie importante de l’œuvre de Mme Blavatsky a été consacrée à une intervention directe dans la grande vague du spiritisme, pour dénoncer les explications fantaisistes des adeptes de la table tournante, et proposer une optique radicalement différente de l’âme humaine et de son devenir posthume. […] On ne peut pas écrire : « Oui, le dialogue avec l’au-delà est possible », sans entrer aussitôt dans une foule de réserves et limitations, qu’on ne saurait à aucun prix passer sous silence. Voici quelques remarques sur ce « oui, mais… » :

- « Dans l’intervalle entre la première mort [la mort physique] et la seconde [la séparation des principes inférieurs des principes spirituels] c’est oui (très rarement), pour un dialogue semi-objectif avec un décédé.
- « Entre la seconde mort et la renaissance [c.-à-d. pendant la période de béatitude spirituelle du devachan], c’est oui, pour un dialogue très subjectif, d’âme à âme, vécu dans le langage des rêves ou d’une vision.
- « Mais il est toujours difficile de savoir réellement à quoi on a affaire : selon le cas, la communication s’établit avec ce qui survit de la conscience du défunt et sa mémoire, ou bien avec ses restes psychiques (coques astrale abandonnée à la seconde mort), ou encore avec la mémoire astrale de la psychosphère terrestre (ou celle d’un proche du défunt), les souvenirs étant alors mis en forme et utilisés par la psyché vivante du sensitif.
- « Mais les cas anormaux et authentiques sont exceptionnels (voir La Clef de la Théosophie, p. 166) : ils peuvent se produire dans les quelques jours qui suivent immédiatement la mort, ou encore « lorsque l’intensité du désir éprouvé par le mourant de retourner sur terre pour y accomplir quelque dessein force la conscience supérieure à rester éveiller ; c’est alors réellement l’individualité, l’ « Esprit », qui entre en communication. »
- « Mais le commerce avec le monde obscur de l’astral, dans ses couches inférieures, est sans profit pour les vivants ; il est même extrêmement dangereux pour le médium et ses assistants qui y perdent leurs énergie et qui risquent une grave contagion intérieure […].
- « Mais le sursis de vie accordé par les vivants aux « âmes souffrantes » (suicidés, …), loin d’être une aide, est un cadeau empoisonné pour ces entités : en leur offrant les moyens de s’attarder près de la terre, et de jouir à nouveau de ses plaisirs illusoires, le médium accroît les souffrances qu’elles auront à subir ultérieurement pour se décharger de ce surcroît d’énergies psychiques, de passions et de désirs. [Le karma de l’esprit souffrant » et celui du médium sont aggravés lors de ces interventions].
- « Mais la grande importance accordée à ces communications est discutable. Certaines personnes y consacrent toute leur vie, par une curiosité jamais rassasiée, ou croyant faire œuvre salutaire – en aidant les morts en transit – ou en communiquant de petits messages, ou leurs discours philosophiques. Les défunts n’ont pas besoin de ce genre d’aide – une attitude positive et aimante à leur égard serait suffisante – et le temps passé à ce type de commerce soustrait à l’individu autant d’énergies qu’il devrait déployer à des fins utiles. L’éveil à la vie spirituelle n’a que faire du dialogue avec les « esprits » ». – Extrait du livre Mourir pour renaître, Jean-Louis Siemons, pp. 243/5, (éd. Albin Michel).

Etats de conscience en Kama loka – Cas des suicides et morts prématurées
image13Les documents suivants décrivent l’état de conscience d’un décédé dans le kama loka et abordent les cas des suicidés et des victimes d’une mort accidentelles, ou d’une exécution et la responsabilité du médium :

- Extrait d’une Lettre, publiée en anglais dans la revue, The Path, de novembre 1889, « Kama loka – Suicides – Morts accidentelles ».
- Réponses d’H.P. Blavatsky à des questions sur le kama loka : « Correspondance : réponses à d’anciennes questions ».

Le contact des médiums avec les morts
Remarques de la Théosophie sur le monde des esprits :

« a) Aucune « forme matérialisée » n'est la forme de l'esprit qui prétend l'être.
« b) Toutes les apparitions de ce genre sont simplement des formes de nature électro-magnétique capables de tromper, attendu qu'elles sont de simples surfaces réfléchissantes.
« c) Les éléments qui leur sont nécessaires sont prélevés comme par succion dans le médium et le public, en diminuant ainsi les forces vitales de toute l'assistance.
« d) Dans de nombreux cas, ce qui est censé être le visage du décédé est un simple portrait tiré de la lumière astrale et réfléchi sur la surface électrochimique et magnétique préalablement préparée — ce qui constitue l'illusion numéro deux.
« e) La lumière astrale et ses propriétés — ou un milieu quelconque de ce genre — sont connues de ce plan supra-sensible d'où procèdent les phénomènes.
« f) La lumière astrale contient, conserve et réfléchit quand il est besoin l'image des personnes qui ont quitté la terre — par conséquent aussi de celles qui sont encore vivantes — aussi bien que l'image de tous les événements.
image14« g) Attendu qu'aucun assistant ne connaît personnellement les faits du domaine supra-sensible et de ses habitants — à l'exception de quelques rares clairvoyants — tous les assistants sont à la merci des fantômes et des images qui peuvent apparaître ; et [il y a doute réel sur ces interventions]. […].
« h) En nous reportant de plus au point c), nous voyons que le fait de participer à des séances est plein de dangers pour les assistants par suite de la perte de vitalité entraînée par le prélèvement dans leur corps d'éléments physiques et nerveux servant à réaliser les phénomènes, qu'il s'agisse de matérialisation ou d'autre chose. Assurément, le fait qu'une séance de matérialisation présente de tels dangers est positivement démontré. […] Les fantômes auréolés du nom « d'esprit » se trouvent suspendus dans l'atmosphère, en allant de-ci de-là, comme des pieuvres prêtes à fondre sur tout individu sensible, dans le but de sucer sa vitalité ; elles l'enveloppent alors, pareilles à d'énormes éponges, puis disparaissent dans la forme de la personne, condamnée ainsi à subir une grande perte d'énergie. » ‒ Article de W.Q. Judge, « Spiritisme », Cahier Théosophique n°124.

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