Lundi 23 Octobre 2017

Mis à jour le Lun. 23 Oct. 2017 à 09:43

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La Chronique

L'éducation pour tous

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L'éducation pour tous : un objectif du millénaire
« Alors qu'approche l'échéance de 2015, il est clair que des progrès considérables ont été accomplis depuis l'adoption des objectifs de l'EPT et des Objectifs du Millénaire pour le développement, mais la tâche n'est pas encore achevée. De nouveaux défis sont apparus, qui menacent de réduire à néant certains succès récents, le tribut le plus lourd étant payé par les plus pauvres et les plus vulnérables. L'urbanisation rapide s'accompagne de menaces dues à la récession économique, à la dégradation de l'environnement, à l'insécurité alimentaire et à d'autres facteurs. Le Rapport présentera de nouveaux éléments d'information montrant que l'apprentissage qui est équitable – qui offre une chance égale à tous – est essentiel si l'on veut que les jeunes acquièrent les compétences dont ils ont besoin pour trouver du travail dans un monde en mutation. Une éducation équitable peut aider les individus à réclamer le type de changement démocratique qui garantira les bienfaits du développement à tous les citoyens. L'éducation améliore la santé et les moyens d'existence, autonomise les femmes et les autres groupes vulnérables, stimule la croissance économique et réduit la pauvreté par des moyens qui aident à assurer des gains pour les générations à venir. » – Extrait du site de l'UNESCO, « Rapport mondial de suivi sur l'EPT 2013 ».
Mme Blavatsky avait écrit il y a plus d'un siècle qu'un système éducatif « devrait développer un esprit très vigoureux et libéral, strictement entraîné à penser de façon logique et précise, sans foi aveugle ».
« Nous réduirions à un strict minimum tout travail de mémoire purement mécanique et consacrerions le temps à développer et cultiver les facultés de nos élèves, leurs sens intérieurs et leurs capacités latentes. Nous nous efforcerions de nous occuper de chaque enfant individuellement, de l'éduquer de façon à favoriser l'épanouissement le plus équilibré et harmonieux possible de tous ses pouvoirs, afin que ses aptitudes particulières parviennent à leur plein développement naturel. Notre but serait de créer des hommes et des femmes libres, libres intellectuellement, libres moralement, sans aucun préjugé en quoi que ce soit, et, par-dessus tout, affranchis d'égoïsme. Et cela, croyons-nous, pourrait être réalisé en grande partie, sinon en totalité, par l'effet d'une bonne éducation véritablement théosophique. » – La Clef de la Théosophie, pp. 283-4.
Un tel système responsabilise chacun et développe une générosité intelligente et une saine émulation au lieu d'un environnement de compétition acharnée qui insécurise.
La confiance en soi est liée à la confiance dans la vie et dans les autres. « La Soi-Connaissance est l'enfant d'actions aimantes » (La Voix du Silence).

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Les Maîtres et le Mouvement Théosophique

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Maîtres et la fondation de la Société Théosophique en 1875
« La Société Théosophique fut fondée à New-York, en 1875, avec le but déclaré de former le noyau d'une Fraternité Universelle, et ses fondateurs affirment leur conviction que ce sont les Mahâtmas indiens qui les ont conduits à établir une telle Société. Depuis sa fondation, celle-ci a gagné dans tous les pays des membres, qui sont des personnes fortunées aussi bien que d'un rang social modeste, ainsi que des gens de haute culture. Dans ses rangs sont largement répandues les croyances aux Mahâtmas de l'Inde, à la réincarnation et à sa doctrine jumelle, karma. Celle-ci affirme qu'aucun pouvoir, humain ou divin, ne peut sauver un être des conséquences d'actions commises et que, dans cette vie, nous subissons des effets qui nous sont dus comme résultats d'actes et de pensées qui furent les nôtres dans l'incarnation précédente. » (Echos de l'orient, p. 19)

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Le cycle nouveau

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Généralités
Mme Blavatsky écrivait en 1887 : « Il y a plusieurs cycles remarquables qui arrivent à leur terme à la fin de ce siècle. Tout d'abord, les 5000 [premières] années du cycle du kali yuga, puis le cycle messianique des Juifs samaritains (ainsi que kabbalistes) qui se rapporte à l'homme lié aux Poissons ([en grec] Ichthys ou [en hébreu] Dag, l'« Homme-poisson »). »
« C'est un cycle, de caractère historique, et d'une durée limitée, mais d'une nature très occulte, qui s'étend sur environ 2155 ans, dont la signification n'apparaît vraiment que si on le compte en mois lunaires. Une fin de ce cycle se produisit en 2410, puis en 255 av. J.-C. c'est-à-dire lorsque le point équinoxial entra dans le signe du Bélier et ensuite dans celui des Poissons. Dans quelques années, quand il passera dans le signe du Verseau, les psychologues auront devant eux un surcroît de travail, et les caractéristiques psychiques de l'humanité entreront dans une phase de grand changement. » [Article « Le caractère ésotérique des Évangiles »]
Mme Blavatsky, n'a prophétisé pour le temps présent ni apparition d'un Messie inaugurant une ère de bonheur planétaire, ni Fin du Monde engouffrant l'humanité dans le néant. Pour elle, la période de transition que l'on vivait à son époque allait effectivement ouvrir sur un cycle nouveau qui risquait de peser lourd sur notre histoire terrestre. Il fallait s'attendre d'une part au règlement d'un pesant contentieux karmique social et international, accumulé de longue date, et d'autre part à un affrontement sans merci entre les forces du dogmatisme aveugle et celles qui poussent irréversiblement dans le sens de l'éveil de l'être humain. Du résultat de ces conflits dépendrait grandement l'avenir de l'humanité pour des siècles, et peut-être des millénaires.
Ainsi, parlant de la fin de son siècle, Mme Blavatsky s'est élevée non seulement contre ceux qui - déjà de son temps - annonçaient la fin du kali yuga, mais aussi bien contre ceux qui auraient chanté à l'avance les promesses de l'Ère du Verseau. Ce n'était pas la première fois que l'aiguille de l'horloge zodiacale passait des Poissons au Verseau : sur un million d'années, la chose arrive une quarantaine de fois, et l'humanité avait déjà plusieurs millions d'années à son actif. Et elle avait connu des civilisations au moins aussi brillantes que la nôtre.

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Expériences de mort imminentes (EMI) - Near Death Experiences (NDE)

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Que se passe-t-il, en fait, au moment même de notre décès ? Le mystère de la mort est lié étroitement au mystère de la constitution intime de l'être humain – lequel n'est pas que son corps physique, ni le personnage psychique que nous connaissons, riche d'une multitude de pensées, sensations, désirs, projets, aspirations, mémoires, etc. Cette « personnalité terrestre », souvent pleine du sens d'un ego, plus ou moins dominant, ne serait pas consciente, ni pénétrée par un idéal éthique – encore moins capable d'un amour authentique, ou d'un génie universel – si elle n'était pas soutenue, pénétrée dans son intimité, par un Soi profond, souvent appelé « Ego Supérieur », ou « Ego divin », dans la littérature théosophique (qui ne manque pas d'autres termes comme « Soi - Ego », « individualité permanente », etc.). C'est cet Ego qui est précisément évoqué dans le passage précédent de La Clef de la Théosophie.
Pour Mme Blavatsky c'est « l'alter ego supérieur permanent », qui confère l'immortalité au pèlerin que nous concevons comme « l'âme humaine ». En réalité, cette Présence, toujours consciente en nous-mêmes, est l'entité, divine par essence, qui a éveillé l'âme à la conscience réfléchie, au libre arbitre, et à l'Amour véritable, au tout début de l'évolution du règne humain sur terre. Depuis des millions d'années, cet « Éveilleur » est à son poste, soucieux d'accompagner, inspirer et guider l'âme qu'il soutient.
De nombreux auteurs, anciens et modernes, ont témoigné des expériences de conscience vécues au seuil de la mort par les « rescapés de la mort ». Pour nos lecteurs nous pouvons suggérer les lectures suivantes : Plutarque : Sur la punition divine (§ 22), passage sur la vision de Thespésios ; Platon : le mythe d'Er dans La République ; Raymond Moody : La vie après la vie ; E .S. Mercier et M. Vivian : Le voyage interdit ; E. Kubler Ross : Les derniers instants de la vie ; Kenneth Ring : Sur la frontière de la vie.

Pour comprendre karma

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Eléments d'application

« Ainsi parle la Grande Loi : « Afin de devenir le CONNAISSEUR du TOUT-SOI (Note 1), tu dois d'abord du SOI être le connaisseur. » Pour atteindre la connaissance de ce SOI, tu dois abandonner le Soi au Non-Soi, l'Être au Non-Être : alors tu pourras reposer entre les ailes du GRAND OISEAU.
« En vérité, doux est le repos entre les ailes de ce qui ne naît ni ne meurt mais qui est l'AUM (Note 2) à travers l'éternité des âges (Note 3).
« Monte l'Oiseau de la Vie, si tu veux la connaissance. Abandonne ta vie, si tu veux vivre. »

La Voix du Silence – Traité I – pp. 19-20.

La « parabole » de l'Aigle

Il était une fois un fermier qui découvrit un très jeune aigle dans la forêt. Il le ramène chez lui et le place dans la basse-cour où il mange bientôt le grain des poulets et se comporte comme eux.

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Conseils de non-violence

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La violence est manifestement le problème et non la solution. La non-violence est résolument du côté de la vie et des êtres ; elle et une force en action, créatrice et généreuse et non une attitude passive.

Elle fait appel au stoïcisme, à la patience avec respect, sans jugement ni orgueil. Elle est aussi dialogue, concertation, diplomatie, responsabilité.

S'il faut finalement de la fermeté pour désarmer celui qui persévère dans la violence, elle sera appliquée sans excès, sans haine ni colère en proposant toujours un calme dialogue d'égal à égal.

Mon frère, même violent, reste mon frère et n'est-ce pas bien souvent notre manque de fraternité qui l'a rendu violent ?

Quoi qu'il en soit l'affaire n'est pas juridique, elle est du domaine de notre humanité et de notre bienveillance naturelle.