Lundi 23 Octobre 2017

Mis à jour le Lun. 23 Oct. 2017 à 09:43

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La Chronique

Le Yoga du sommeil

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Les bases générales de ce Yoga

Le sommeil a toujours intrigué : pourquoi passer six à huit heures dans cet état d'inconscience d'où l'on ne ramène parfois des rêves plus ou moins dénués de sens ; voire des cauchemars ? Pourtant, ici et là dans l'histoire de « grands » hommes on relève des rêves « importants » : chez Descartes, C.G. Jung, certains compositeurs ou scientifiques, par exemple. On trouve, aussi, dans certains textes sacrés la référence à des rêves prophétiques.
On dit que la nuit porte conseil et que l'on peut se réveiller avec la solution du problème avec lequel on s'est endormi.
Y aurait-il un Yoga du sommeil, une discipline intérieure qui permettrait de mieux maîtriser ces possibilités que l'on pressent ?
Pour la Théosophie, dans le sommeil, l'Âme quitte la conscience du corps physique pour traverser deux plans : à l'aller et au retour. D'abord, celui du rêve qui peut être influencé par toutes les tendances et puis, plus profondément, celui du sommeil sans rêve qui correspond à un plan spirituel en rapport avec la vraie nature de l'Âme que nous sommes. On dit que sur ce plan nous cultivons nos qualités supérieures, que nous participons, si notre nature nous le permet, au « Banquet des Dieux » (expression platonicienne), que nous y communions avec des Êtres Spirituels (même idée sûrement), que nous y agissons, mais que la nature de cette action est difficile à comprendre, et que le passé, le présent et l'avenir n'y font qu'un. Il est dit également que nous en ramenons une influence au réveil qui nous rend, relativement, moins matérialiste et moins sensuels ; que cette influence au passage peut guider nos rêves et les rendre plus spirituels, plus signifiants. Il est bien évident que cette « rosée céleste » est vite mélangée à autre chose et ne suffit pas à nous faire évoluer.
Il s'agirait, donc, de la « cultiver » ; de créer non seulement à l'endormissement et au réveil, mais tout au long de la journée, un foyer spirituel qui, illuminant non seulement notre conscience de veille mais aussi le plan du rêve, permettrait de réaliser une ligne directe avec notre nature profonde riche de connaissance, d'intelligence et d'amour.
Les bases d'un Yoga du sommeil seront : la méditation, notamment au réveil, l'étude d'une spiritualité véritable et l'action altruiste, c'est-à-dire pleinement ouverte à toutes les Âmes et accomplie de manière auto-induite et auto-déterminée. Ce Yoga ne pourra que faciliter l'incarnation de la Lumière intérieure.

« Une authentique vie spirituelle doit intégrer une véritable discipline de préparation au sommeil. Ainsi la Théosophie nous offre les bases de ce qu'on appelle aujourd'hui un « Yoga du sommeil », en montrant pourquoi l'expérience de la conscience pendant la nuit est importante, le but visé étant à la longue d'atteindre une permanence de l'éveil conscient jusque dans les phases les plus profondes du sommeil, avec la possibilité d'y maintenir l'exercice de la volonté. » ‒ Extrait de l'article « Les preuves du Soi caché – par les rêves ».

Vers un rapport conscient avec le Soi profond
« Le Grand Maître, ou le Grand Instructeur, est le Soi Supérieur. L'Âme le sait, et, à certains moments, elle transmet cette connaissance à la conscience inférieure, ce qui fait naître en nous le sentiment que quelqu'un nous enseigne, ou que nous avons trouvé quelque instructeur. Il y a aussi, bien sûr, d'autres souvenirs qui nous viennent mais, finalement, tout cela se réduit à une seule chose, car le Soi Supérieur de l'un est celui de tous ‒ il est universel, « un état divin, et non un corps ou une forme d'aucune sorte ». [...] La connaissance parvient dans des visions, d'abord en rêve puis sous forme d'images présentées à l'œil intérieur au cours de la méditation. [...] « La connaissance ainsi obtenue est si claire, si convaincante, si indélébile dans l'impression qu'elle fait dans le mental, que toutes les autres sources d'information, toutes les autres méthodes d'enseignement qui nous sont familières se réduisent à moins que rien en comparaison avec celle-ci. » ‒ Extraits (pp. 147, 182/3) de l'ouvrage Les rêves et l'éveil intérieur de H.P. Blavatsky et W.Q. Judge.

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La Voix du Silence : Un guide pour la vie spirituelle

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Le Sentier du disciple

Le disciple devient le Sentier... le Maître, ne peut que le lui indiquer

« Le choix est fait, j'ai soif de Sagesse. Tu as maintenant déchiré le voile cachant le Sentier secret et enseigné le grand Yâna (véhicule). Ton serviteur est ici prêt à suivre tes instructions. » [...]
« Prépare-toi, car tu devras voyager seul. Le Maître qui enseigne ne peut qu'indiquer le chemin. Le Sentier est le même pour tous, mais les moyens d'atteindre le but doivent varier avec les pèlerins. » [...]
« Tu ne peux voyager sur le Sentier avant d'être devenu ce Sentier lui-même. Laisse ton Âme prêter l'oreille à chaque cri de douleur, comme le lotus met son cœur à nu pour absorber le soleil du matin. Ne permets pas à l'ardent Soleil de sécher une seule larme de douleur avant de l'avoir essuyée toi-même des yeux de l'affligé. Mais laisse chaque brûlante larme humaine tomber sur ton cœur et y rester ; et ne l'essuie jamais avant que la douleur qui la fît naître n'ait disparu. Ces larmes... sont les courants qui arrosent les champs de l'immortelle charité. » » ‒ La Voix du Silence, pp. 63-64, 28-29.

Le disciple agit selon le « Dharma » ‒ La Loi Sacrée

« Le terme dharma signifie Loi : il est généralement rendu par devoir [...] alors qu'il désigne une propriété inhérente aux facultés humaines, ou à l'homme entier, ou même à toute chose dans le cosmos. » ‒ Notes sur la Bhagavad Gîtâ (p. 26).

L'égoïsme disparaît progressivement, l'altruisme prend son essor et permet à l'intuition de s'exprimer :

« Il est condamné à périr celui qui, par crainte de Mâra (tentateur) s'abstient d'aider les hommes, de peur d'agir pour Soi. [...] L'inaction basée sur la peur égoïste ne peut produire que du mauvais fruit. »
« Le fidèle égoïste vit sans but. L'homme qui n'accomplit pas la tâche qui lui est assignée dans la vie a vécu en vain. » ‒ La Voix du Silence, pp. 52-53.

Le disciple agit pour le bien de tous, tout en accomplissant son Dharma :

« Suis la roue de la vie ; suis la roue du devoir envers race et famille, ami et ennemi, et ferme ton mental aux plaisirs comme à la douleur. Épuise la loi de la rétribution karmique. » ‒ La Voix du Silence, p. 53.

Agir est indispensable pour apprendre, et faire ressortir la dynamique de solidarité et d'interdépendance :

« Sème des actions de bonté et tu moissonneras leurs fruits. » [...]
« T'abstiendras-tu d'agir ? Ce n'est pas ainsi que ton âme obtiendra sa liberté. Pour gagner le Nirvâna (état d'existence et de conscience absolues) il faut atteindre la Soi-Connaissance, et la Soi-Connaissance est l'enfant d'actions aimantes. » [...]
« Agis pour eux "aujourd'hui", ils agiront pour toi "demain". » ‒ La Voix du Silence, pp. 47-48, 52.

Toujours dans cette dynamique de solidarité, la Sagesse et la Connaissance doivent être retransmises :

« Montre la "Voie" - même sans éclat, et perdu parmi la foule - comme fait l'étoile du soir à ceux qui suivent leur sentier dans les ténèbres. » ‒ La Voix du Silence, p. 53.

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Réflexions sur la mondialisation et la spiritualité

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Réflexions sur la mondialisation et la spiritualité

De nombreux textes traitent de la mondialisation vue sous l'angle économique et financier et cette planétarisation n'est pas prête de s'arrêter dans tous les domaines de la vie sociétale.
Ce qui nous paraît le plus important n'est pas sur le plan temporel mais sur celui de l'harmonisation pacifique du cœur et du mental des hommes, quelle que soit la philosophie ou la religion adoptée ; et sous cet angle, c'est entre les peuples que doivent cesser les guerres et s'instaurer concrètement les notions de LIBERTÉ, d'ÉGALITÉ, et de FRATERNITÉ, avec comme base pratique une interdépendance dynamique et une solidarité active.
Efforçons nous d'enrayer l'opposition nord-sud ou est-ouest, d'éviter les excès du libéralisme ou de tout autre « isme » débridé et outrancier, et d'empêcher le nationalisme exacerbé ou le fédéralisme étroit et égoïste pour se défendre ou s'imposer face à d'autres pays ou nations.
Ce qui est visé est un nouveau paradigme avec une pensée mondialisée, respectueux des différences, des contingences et des particularités locales, mais qui garde toujours avec sa cohérence et sa convivialité.
Cette pensée nouvelle restera toujours ancrée sur des principes universels et spirituels, transcendants ou immanents, qui prendront toujours l'Homme comme Unité sacrée d'une Humanité une et indivisible.

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Une même dynamique dans l'Univers, l'Homme et la Nature

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La destinée commune de l'Homme et de la Nature

« La Doctrine Occulte [...] enseigne l'existence, dans la Nature − qui n'a aucun but personnel, aucun "dessein propre", − d'une loi cyclique invariable, qui agit en se conformant à un plan uniforme qui persiste durant toute la durée du manvantara [durée d'un univers] et qui concerne le ver de terre, tout autant que l'homme. Ni l'un ni l'autre n'a cherché à venir à l'existence – ainsi sont-ils soumis, tous les deux, à la même loi d'évolution et tous deux doivent progresser selon la loi karmique. Tous deux sont partis du même centre neutre de Vie et tous deux doivent s'y refondre à l'expiration du Cycle. » (La Doctrine, Secrète, II, p. 261 [*]) :
« Il nous faut reconnaître ce seul dessein clair de la Nature : elle est la manifestation de l'unique principe-substance – la VIE. Le but de l'évolution est, pour l'homme, d'atteindre et de conserver l'immortalité. Dans le règne humain, cette possibilité s'accroît. Tout le flux de l'impulsion de la Vie tend à engendrer l'Homme. En lui seul se manifeste le triple déploiement – l'Esprit, lié à la Matière, a finalement donné naissance à l'intelligence, à la Soi-conscience. » (Article « La Déité dans la Nature »)
« Dans chaque forme, la vie est conscience mais elle n'est pas soi-consciente ; ce n'est que dans l'homme qu'elle accède à l'état, au plan ou à la condition de soi-conscience, et quand elle devient, par des efforts auto-induits et auto-déterminés, une Entité Soi-Consciente, elle accède pour elle-même à la plus grande de toutes les possibilités : la Soi-Conscience Universelle. L'homme est alors devenu divin. » (Article « Qu'est-ce que l'Homme ? »)

La Trinité dans la Nature et dans l'Homme

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La recherche de la Vérité : une éthique universelle et éternelle

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« La Théosophie est la Connaissance ou Science Divine [...] la « Sagesse Divine » (Theosophia) mot qui vient des philosophes d'Alexandrie qui se sont appelés les amants de la vérité, ou philalèthes, de (phil) « qui aime » et (alèthéia) la « vérité ». [...] Le mot Théosophie date du troisième siècle de notre ère et fit son apparition avec Ammonios Saccas et ses disciples qui fondèrent le système des théosophes éclectiques, dont le but était [...] de « réconcilier toutes les religions, sectes et nations dans un système éthique commun, basé sur des vérités éternelles. » (Extraits de La Clef de la Théosophie, pp. 15-17).

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La pensée planétaire

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Les deux aspects complémentaires d'une conscience planétaire
Dans la pensée planétaire on peut associer deux aspects complémentaires :

  • L'aspect proprement humain de citoyen responsable, fraternel, écologique, respectant toutes les espèces de but de survie harmonieuse, prolongée, conviviale, esthétique.
  • L'aspect que propose la Théosophie qui est en rapport avec l'Unité Spirituelle de tous les êtres.

Le deuxième aspect donne une dimension verticale qui transcende, éclaire, élève ce plan et qui soutient tous les aspects de la solidarité en leur donnant un sens profond, une force lumineuse permettant de réaliser en pleine conscience quelque chose de ce Soleil Spirituel dont nous sommes tous un rayon.

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