Vendredi 20 Octobre 2017

Mis à jour le Ven. 20 Oct. 2017 à 09:43

Fausses Conceptions

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Fausses Conceptions
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France, que ne veux-tu nous comprendre ! Journalistes Européens et Américains, pourquoi ne pas étudier la vraie Théosophie avant de la critiquer ?

Parce que l'aristocratie scientifique est vaine et se met sur des échasses de sa propre fabrication ; parce que la philosophie moderne est matérialiste jusqu'à la racine des cheveux; parce que toutes deux, dans leur orgueil, oublient que pour comprendre et apprécier l'évolution future, il est nécessaire de connaître l'évolution dans le Passé,

doit-on considérer comme « du détraquement intellectuel ou de la pure jonglerie » tout ce que ne comprennent pas cette aristocratie scientifique et cette philosophie matérialiste ?

C'est justement en vue de ces « penseurs qui, à l'heure présente, éprouvent un malaise indéfinissable » en voyant crouler toutes vérités, que les missionnaires de l'Himalaya » offrent leur science et leur lumière. Lumière bien faible ! Mais dont le rayon, procédant du Soleil de la Vérité, vaut mieux en tous cas, que les lumières artificielles offertes par des physiologistes et des pathologistes, promus subitement au rang de psychologues. Pense-t-on sérieusement qu'il suffise de paralyser certaines régions du cerveau et d'en exulter d'autres, pour approfondir le mystère de l'origine et de l'essence de l'âme humaine ? Devant ces penseurs, les mécontents de la vie, nous agitons le « Lotus symbolique » pour faire briller un rayon d'espoir que ne savent plus discerner leurs yeux fatigués des ombres chinoises grimaçantes, mues par les pseudo-savants qui disent au public : « Voici la Science ! ».

Les savants se sont appropriés tous les lauriers ; ils refusent à la vieille science occulte ce qui lui revient. Les Théosophes occultistes sont meilleurs enfants ; ils ne disputent pas pour leur part et ajoutent volontiers aux couronnes de lauriers que les savants se tressent, tous les chardons qui poussent le long du chemin.

Nous ne venons au nom d'aucune religion. Le surnaturel n'existe pas dans la Nature, Une, Absolue, et Infinie. Nous n'avons jamais prétendu que le miracle nous fût facile — un miracle étant aussi impossible qu'un phénomène dû à des combinaisons jusqu'alors inconnues à la science, est possible dès qu'il peut être produit à volonté. Nous disons même que toute « manifestation à effet physique » (vocabulaire spirite) dont la nature échappe à la perspicacité des sciences naturelles, est une JONGLERIE PSYCHOLOGIQUE. (Nota bene. Ne pas confondre cette jonglerie avec la prestidigitation de Robert Houdin, s. v. p.).

La vérité de nos doctrines repose sur leur philosophie et sur des faits dans la Nature. Nous accuser de prétendre que notre science occulte dépasse celle de Jésus ou de Bouddha, c'est nous calomnier.

Les annales préhistoriques, préservées par les Maîtres de la Sagesse, de l'autre côté de l'Himalaya, contiennent le récit, non de la « Création », mais de l'Evolution périodique de l'Univers, son explication et sa raison d'être philosophique. L'absence du télescope moderne ne prouve rien (1) : les anciens avaient mieux que cela. D'ailleurs, il n'y a qu'à lire « l'Astronomie Indienne et Orientale » par Bailly, pour y trouver les preuves que les anciens Hindous en savaient autant et encore bien davantage que nos astronomes modernes.

L'Esotérisme universel, conservé par quelques fraternités cosmopolites et dont les brahmes en général ont depuis longtemps perdu la clef, donne une genèse cosmique et humaine, logique et basée sur les sciences naturelles aussi bien que sur une pure philosophie transcendante. L'exotérisme Judéo-Chrétien ne donne qu'une allégorie basée sur la même vérité ésotérique, mais tellement encombrée sous la lettre morte, qu'on n'y voit plus que fiction. Les Juifs Cabalistes la comprennent il peu près. Les Chrétiens s'étant approprié le bien d'autrui ne pouvaient s'attendre à être éclairés sur la vérité par ceux qu'ils ont dépouillés ; ils ont préféré croire à la fable et en ont fait un dogme. Voici pourquoi la Genèse des anciens Hindous peut être scientifiquement démontrée, tandis que la Genèse Biblique ne le peut plus.

Il n'y a pas de paradis « Brahmo-Bouddhiste », ni de Brahmo-Bouddhisme ; les deux s'accordent aussi peu que le feu et l'eau. La base ésotérique leur est commune ; mais tandis que les Brahmes enterraient leur trésor scientifique et masquaient la belle statue de la Vérité par les idoles hideuses de l'exotérisme, les Bouddhistes — à la suite de leur grand Maître Gautama « la lumière de l'Asie » — employaient des siècles à remettre la belle statue en lumière. Si le champ du Bouddhisme exotérique et officiel, des églises du Nord et du Sud, du Thibet et de Ceylan, est de nouveau couvert d'herbes parasites, ce sont justement les Théosophes qui aident le grand prêtre Sumangala à les sarcler.

Aucune grande religion, ni celle de l'Ethiopie ni aucune autre, n'a précédé la religion des premiers Védistes : l'ancien « Boudhisme ». Expliquons-nous. Dès qu'on parle de Boudhisme (avec un seul d) ésotérique au public européen, si ignorant en matière d'Orientalisme, on le prend pour le Bouddhisme, ou la religion de Gautama Bouddha. « Bouddha » est le titre des sages et signifie « illuminé » ; Boudhisme a pour racine le mot « Boudha » (sagesse, intelligence) personnifié dans les Pouranas. C'est le fils de Soma (la lune au masculin ou Lunus) et de Pârâ, l'épouse infidèle de Brihaspati (planète de Jupiter), la personnification du culte cérémoniel, du sacrifice et autres mômeries exotériques. Pârâ est l'âme qui aspire à la vérité, se détourne avec horreur du dogme humain, prétendu divin, et se jette dans les bras de Soma, le Dieu du mystère, de la nature occulte, d'où naît Boudha (le fils brillant mais voilé) la personnification de la sagesse secrète, de l'Esotérisme des sciences occultes. Ce Bouddha est de milliers d'années antérieur à l'an 600 (ou 300 suivant certains orientalistes) avant l'ère chrétienne, époque assignée à la venue de Gautama Bouddha, le prince de Kapilavastou. L'Esotérisme Boudhiste n'a donc rien à faire avec la religion Bouddhiste, ni le bon et respectable Sumangala n'a rien à voir avec la théosophie aux Indes. Il ne s'occupe que de ses neuf ou dix « branches de la Société théosophique » à Ceylan, lesquelles, avec l'aide des missionnaires théosophes, deviennent, d'année en année, plus affranchies des superstitions greffées sur le pur Bouddhisme, durant le règne des rois tamils. Le saint vieillard Sumangala ne travaille qu'à ramener à sa pureté primitive, la religion prêchée par son grand Maître — religion qui dédaigne le clinquant, les idoles et tend à redevenir cette philosophie dont la morale sublime éclipse celle de toutes les autres croyances du monde entier. (Voir Barthélemy Saint-Hilaire, le professeur Max Muller, etc., pour le fait énoncé). top-iconRetour en Hauttop-icon