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L’Éthique de la Théosophie (citations)

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Éthique et devoir
Précepte universel bouddhiste : « Ne condamne jamais un homme en son absence, et, quand tu es obligé de lui faire un reproche, fais-le devant lui, mais avec douceur et par des paroles pleines de charité et de compassion. Car le cœur humain est semblable à la plante Kusûli : elle ouvre sa corolle à la douce rosée matinale mais la ferme à une pluie violente. » (Précepte bouddhiste.)
« Ne jugez pas pour n'être pas jugés. » (Aphorisme chrétien.)
« Dans le treizième numéro de la Revue Lucifer (septembre 1888) a été publié un article sur « La Signification d'un Serment ». Des sept clauses qui constituent le Serment (dont six seulement ont été rendues publiques), la première, la quatrième, la cinquième et surtout la sixième exigent une grande force morale de caractère, une volonté de fer jointe à un désintéressement profond, à une promptitude au renoncement, et même à l'abnégation, pour tenir un tel pacte. Pourtant, beaucoup de théosophes ont signé avec enthousiasme cette solennelle « Promesse » d'œuvrer au bien de l'humanité, en oubliant le Soi, sans un seul mot de protestation — si ce n'est à l'égard d'un seul point. Aussi étrange que cela paraisse, c'est la troisième règle qui, dans presque tous les cas, fait hésiter le candidat et le plonge dans l'inquiétude. […]
« Quel est donc ce terrible serment qui semble être au-delà de la force du commun des mortels ? Tout simplement ceci : « Je m'engage à ne jamais prêter l'oreille sans protester à un mal dit d'un Frère théosophe et à m'abstenir de condamner les autres. » […]
« La clause 3 n'est-elle pas un principe fondamental du code éthique qui devrait guider tout membre qui aspire à devenir réellement un théosophe ? Cette clause ne devrait-elle pas faire partie intégrante des obligations de chaque membre — actif ou figurant — qui s'affilie au Mouvement Théosophique, si on considère les dimensions d'un tel groupement qui est composé d'hommes et de femmes si différents sous l'angle des nationalités, caractères, croyances et façons de penser, ce qui fournit par là-même des prétextes faciles aux disputes et aux querelles ? […] Dans une Société qui a des prétentions à un système éthique sublime — l'essence de tous les codes éthiques du passé — et qui confesse ouvertement son désir de rivaliser avec les fidèles de toutes les religions et de leur donner des leçons par son exemple pratique et ses façons de vivre, un tel Serment constitue la condition sine qua non du succès de cette Société. Dans un groupement où « près de l'ortie nuisible fleurit la rose », et où les épines agressives sont plus nombreuses que les fleurs suaves, un Serment de cette nature est le seul salut. Aucune Éthique, en tant que science des devoirs réciproques d'homme à homme — aussi bien sur le plan social que religieux ou philosophique — ne peut être complète ou cohérente, si elle n'impose pas une règle de cette nature. […] Aucun honnête homme — et encore moins aucun théosophe — ne peut condamner ces vers d'Horace :

« Celui qui se dresse contre ses amis absents,
« Ou entend dire du mal d'eux sans les défendre,
« Qui médit d'eux et les discrédite,
« Un tel homme est un FRIPON — méfiez-vous de lui. »
Extrait de l’article d’H.P. Blavatsky « La dénonciation est-elle un devoir ? » - Cahier Théosophique n°138.

Suis-je le gardien de mon frère - Notre devoir vis-à-vis des autres : « La question du devoir est de celles que seul l’individu lui-même peut résoudre entièrement. Il ne sera donné aucun code de lois ni aucune table de règles, invariables et inflexibles, à quoi, tous devraient répondre pour agir ou pour découvrir le devoir.
« Nous sommes si ignorants, ou depuis si peu de temps informés d'une partie de la Volonté Divine, que généralement nous sommes peu à même de dire avec exactitude ce qui est erroné, ou mal.
« Chaque homme est à lui-même la loi — la loi qui décide de ce qui est vrai et faux, bien et mal. Aucun autre individu ne peut violer la loi de cet homme, pas plus que toute autre loi, sans produire l’inévitable résultat d’une pénalité pour avoir enfreint une loi. […]
« Si les hommes vilipendent un autre, le persécutent ou lui font du tort, pourquoi résister ? Peut-être c’est mal, mais tant que cela n’affecte que notre moi, cela n’a pas de grande importance. Si le besoin, la peine ou la douleur nous arrivent, pourquoi résister ou pousser des cris ? Dans la résistance, ou l’opposition violente, nous créons de plus grands maux. S’ils n’affectent que notre moi, ils devraient avoir peu de poids, alors qu’en même temps ils nous apportent d’inestimables leçons dans leurs mains. Bien compris ils amènent l’individu à s’oublier lui-même dans le désir d'aider les autres mis dans des situations semblables, et contribuer à ce que s’épanouisse le Lotus du devoir — ou de l'amour pour l'homme — hors de la tourbière du Nil de la vie. Ne résistez pas au mal, car il est inséparable de la vie. C'est notre devoir de vivre, et d’accepter sans plainte, tout de la vie. Ne résistez pas au mal, mais plutôt apprenez de lui tout le bien qu'en réalité il ne fait que voiler.
En lui, comme dans le bien lumineux, allez en quête du Mystère ; et alors des deux viendra à se manifester la même forme-identique sur le front de laquelle est écrit le mot « Devoir » (qui se traduit comme signifiant les efforts pour le bien de tous les autres hommes) tandis que sur son cœur est écrit : « Je suis le gardien de mon frère. »
Extrait de l’article de W.Q. Judge « Suis-je le gardien de mon frère ».

Éthique et altruisme
« Personne, plus que les Théosophes, ne croit fermement à l’Unité de la Loi Éternelle. […]
« Le bonheur ne peut pas exister là où la Vérité est absente. Bâti sur le sable mouvant des fictions et des hypothèses humaines, le bonheur n’est qu’un château de cartes, tombant au premier souffle; il ne peut exister réellement, tant que l’Égoïsme règne, suprême, dans les sociétés civilisées. Tant que le progrès intellectuel se refusera d’accepter une position subordonnée au progrès moral et que l’égoïsme ne s’effacera pas devant l’Altruisme prêché par Gautama et le vrai Jésus historique (le Jésus du sanctuaire païen, non le Christ des Églises), le bonheur pour tous les membres de l’humanité, demeurera une utopie. […]
« Il n’y a qu’un moyen d’améliorer jamais la vie humaine: c’est l’amour du prochain pour lui-même et non pour notre gratification personnelle. Le plus grand théosophe — c’est-â-dire celui qui aime la vérité divine sous toutes ses formes — est celui qui travaille pour le pauvre et avec le pauvre. Il y a, de par le monde, un homme connu de toute l’Europe-Amérique intellectuelle et qui n’a peut-être jamais entendu prononcer le nom de la Société théosophique; je veux parler du comte Léon N. Tolstoï, l’auteur de La Guerre et la Paix. Ce grand écrivain est le vrai modèle de tout aspirant à la vraie théosophie. C’est lui qui le premier, dans l’aristocratie européenne, a résolu ce problème : «Que puis-je faire pour rendre heureux tout homme pauvre que je rencontrerai? […]
« Faites entrer ce progrès matériel dans la voie morale et les « missionnaires » du Lotus et des Indes vous reconnaîtront comme leurs maîtres. Mais vous n’en faites rien. Vous avez tari ou travaillé à tarir l’unique source de consolation pour le pauvre, la foi dans son Moi immortel et vous ne lui avez rien donné en échange […]. »
Extraits de l’article de H.P. Blavatsky « Fausses conceptions » paru dans la revue Le Lotus de septembre 1887.

Éthique et vie pratique
« La Théosophie ne doit pas être présentée comme une simple série de vérités morales, un paquet d’Éthiques métaphysiques présentées en abrégés de dissertations théoriques. La Théosophie doit être rendue pratique, et être libre de tout discours inutiles… Elle doit trouver son expression objective dans un code de vie qui embrasse tout et qui soit pleinement imprégné de son esprit ‒ l’esprit de tolérance mutuelle, de charité et d’amour. Ses fidèles doivent donner l’exemple d’une moralité fermement exprimée et vécue. […] Le problème de la pure théosophie et de sa grande mission est de montrer en termes clairs, non ambigus, quels sont les idées éthiques et les devoirs qui satisfont au mieux nos meilleurs sentiments d’altruisme et de justice ; et de montrer combien ils concernent la vie quotidienne et comment ils peuvent être appliqués avec la plus d’équité. » ‒ Traduction d’un extrait de l’article d’H.P. Blavatsky, “Original programme Manuscript”, paru en 1886.

« Ceux d'entre vous qui désireraient se connaître eux-mêmes dans l'esprit de vérité, ont à apprendre à vivre seuls au milieu des grandes foules qui peuvent parfois vous environner. Cherchez à entrer en communion et en rapport constant seulement avec le Dieu qui est caché dans le tréfonds de votre âme, et est appelé la CONSCIENCE LA PLUS HAUTE, mettez sans plus attendre vos bonnes intentions en pratique, et ne laissez jamais la moindre d'entre elles ne rester qu'une intention. Et, par ailleurs, n'espérez ni récompense, ni même reconnaissance pour le bien que vous avez pu faire. Récompense et reconnaissance sont en vous-mêmes et sont inséparables de vous, étant donné que c'est votre Soi Intérieur seul qui peut les apprécier à leur importance et à leur valeur réelles. Car, au cœur de son tabernacle intérieur, chacun de vous possède cette Cour Suprême — avec son avocat, son procureur, son jury et ses juges — dont la sentence est la seule qui soit sans appel, ainsi personne ne peut vous connaître mieux que vous-mêmes une fois que vous avez appris à juger ce Soi, votre personne, à la lumière qui jamais ne vacille de la divinité intérieure : votre Conscience la plus haute. » ‒ Extrait de l’article « Quelques mots sur la vie journalière », Cahier Théosophique N°4.

Éthique et vertus
« Les compagnons-disciples doivent être accordés par le Guru [Maître] comme les cordes d'un luth (ou vina), chacun différent des autres, mais émettant cependant des sons en harmonie avec tous. Collectivement, ils doivent être comme un clavier vibrant dans toutes ses parties, au moindre effleurement (le toucher du Maître). C'est ainsi que leur mental s'ouvrira aux harmonies de la Sagesse pour vibrer en tant que connaissance à travers chacun et tous, en produisant des effets agréables aux dieux qui président (anges protecteurs ou tutélaires), et utiles au lanou [disciple]. Ainsi, la Sagesse s'imprimera à jamais dans leur cœur et l'harmonie de la loi ne sera jamais rompue. […]
« Le cœur doit être rempli du sentiment de sa non-séparativité avec le reste des êtres, et avec tout dans la Nature, sans cela aucun succès n'est possible. […]
« La méditation, l'abstinence en tout, le respect des devoirs moraux, les bonnes pensées, les bonnes actions et les paroles aimables, comme aussi la bonne volonté envers tous, et un oubli complet de Soi sont les moyens les plus efficaces pour obtenir la connaissance et se préparer à recevoir la sagesse supérieure.
« C'est uniquement en observant strictement toutes les règles [des disciples], qu'un élève peut espérer acquérir en temps voulu les siddhi [pouvoirs] des Maîtres, et le développement qui l'amènera graduellement à devenir Un avec le TOUT UNIVERSEL. » ‒ Extraits de l’article de H.P. Blavatsky « L’Occultisme pratique ».

« La première tâche indispensable est de conquérir et maîtriser son corps. » ‒ Citation de l’article de H.P. Blavatsky « The Great Paradox ».

« Les ennemis qui se dressent dans le corps,
« Durs à combattre – les passions mauvaises –
« Doivent être combattus à la main, celui qui les conquière
« Est égal au conquérant du monde » ‒ Kiratarjuniya.

Éthique universelle, karma et les cycles
« Pour rendre le fonctionnement du Karma dans les rénovations périodiques de l'Univers plus évident et intelligible à l'étudiant lorsqu'il aborde l'origine et l'évolution de l'homme, il doit examiner maintenant avec nous l'influence ésotérique des Cycles Karmiques sur l'Éthique Universelle. La question est : ces mystérieuses divisions du temps, dénommées Yugas et Kalpas par les hindous, et si graphiquement, [kuklos], « cycle », anneau ou cercle, par les Grecs, ont-elles quelque influence ou lien direct avec la vie humaine ? Même la philosophie exotérique explique que ces cercles perpétuels du temps reviennent toujours sur eux-mêmes, périodiquement et intelligemment dans l'Espace et l'Eternité. Il y a des « Cycles de la matière » et il y a des « Cycles de l'évolution Spirituelle ». Des cycles raciaux, nationaux, et individuels. » ‒ Lire tout l’extrait de La Doctrine Secrète, pp. 637/9 - L'évolution cyclique et karma.

Éthique et les lois de karma et de réincarnation
« Les doctrines [de Karma et de Réincarnation] se comprennent facilement et sont bienfaisantes pour tout le monde, non seulement parce qu'elles fournissent nécessairement une base solide pour l'éthique ou pour toute conduite humaine, mais parce qu'elles constituent les notes toniques de l'évolution supérieure de l'homme. Sans Karma et Réincarnation, l'évolution reste fragmentaire ; un processus dont les débuts sont inconnus et dont le résultat ne peut être discerné, un aperçu de ce qui pourrait être, un espoir de ce qui devrait être. Mais à la lumière du Karma et de la Réincarnation, l'évolution devient la logique de ce qui doit être. Tous les anneaux de la chaîne de l'être y sont présents et les cercles de la raison et de la vie sont complets. Karma est la loi éternelle d'action et la Réincarnation fournit le champ illimité à ses manifestations. Des milliers de personnes sont capables de comprendre ces deux principes, de les adopter comme base de conduite et de les intégrer dans leur vie, mais ne peuvent pas saisir la synthèse complète de cette évolution infinie dont ces doctrines forment une part si importante. En offrant ainsi, même au penseur superficiel et à celui qui raisonne d'une façon faible et illogique, une base parfaite pour la morale et un guide infaillible dans la vie, la Théosophie contribue à la réalisation future de la Fraternité Universelle et de l'évolution supérieure de l'homme. » - Article de W.Q. Judge, « La synthèse de la science occulte », CT N°98, pp. 19/20.

La Théosophie ne présente pas une éthique nouvelle
« La Théosophie ne présente pas une éthique nouvelle, car, pour elle, la véritable éthique est la même pour toujours. Mais, dans les doctrines de la Théosophie, nous trouvons les bases raisonnables et philosophiques qui fondent l'éthique et incitent, d'une façon naturelle, à la mettre en pratique. La Fraternité Universelle sera réalisée en agissant envers les autres comme vous voudriez qu'ils agissent envers vous, et en aimant votre prochain comme vous-mêmes. Telle est la voie déclarée comme bonne et juste par tous les instructeurs des grandes religions du monde. » - W.Q. Judge, extrait des « Principes généraux ».


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