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L'interaction entre l'humanité et les hiérarchies divines

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Le fondement de l'astrologie
« Le Cinquième groupe [de la hiérarchie des Pouvoirs Créateurs] est très mystérieux, parce qu'il est en rapport avec le Pentagone Microcosmique, l'étoile à cinq branches qui représente l'homme. En Inde et en Égypte ces Dhyanis [hiérarchies Divines] sont associées au Crocodile, et ils résident dans le Capricorne. Ces termes, dans l'astrologie Indienne sont convertibles, et ce (dixième) signe du Zodiaque est appelé Makara, vaguement traduit par « crocodile ». Le mot est interprété de différentes manières en occultisme, comme on le verra plus loin. En Égypte, le défunt – dont le symbole est le pentacle ou l'étoile à cinq branches, avec les pointes qui représentent les membres d'un homme – était de manière emblématique transformé en un crocodile : Sebek, Sevekh, ou « le septième », et comme le montre M. Gerald Massey, celui qui est le symbole de l'intelligence, est en réalité un dragon et non un crocodile [Sebek = le dragon-crocodile]. Il est le « Dragon de Sagesse », ou le Manas, « l'Âme Humaine », le mental, le principe d'intelligence, appelé dans la philosophie ésotérique le « Cinquième » principe. » ‒ Traduction de The Secret Doctrine, I, p. 219.

L'humanité rationnelle
« Ce fût le travail de la cinquième Hiérarchie – ces êtres mystérieux qui président la constellation du Capricorne, Makara, ou du « Crocodile » en Inde et en Égypte – d'informer la forme animale, vide et éthérée, pour en faire l'Homme Rationnel. Ceci est un des sujets sur lequel très peu peut en être dit au grand public. C'est un MYSTÈRE, vraiment, mais seulement pour celui qui est prêt à rejeter l'existence, dans l'Univers, d'Êtres spirituels intelligents et conscients, et qui limite la pleine conscience à l'homme, et à « une fonction du cerveau ». De nombreuses Entités Spirituelles se sont incarnées corporellement dans l'humanité, depuis le début de son apparition, et qui, malgré cela, demeurent toujours aussi indépendantes, qu'avant, dans les infinités de l'Espace... » ‒ Traduction de The Secret Doctrine, I, p. 233.

Le symbole du Capricorne
« Regardons ce qui a été déjà dit, dans la littérature théosophique au sujet de la constellation du Capricorne, et ce qui en est généralement connu. Chacun sait que

  Signe zodiacal du Capricorne

est le dixième signe du Zodiaque dans lequel le Soleil entre au solstice d'hivers, environ le 21 décembre. Mais très peu, dit-on, savent – même en Inde, hormis les initiés – quelle est la relation mystique réelle qui semble exister entre les noms de Makara et de Kumara. Le premier représente, selon certains orientalistes, un animal amphibie appelé cavalièrement « crocodile », et le second est le titre du grand patron des yogis (voir le Siva Purana), les Fils de Rudra (Siva) qui sont unis à Lui ; un Kumara lui-même. C'est par leur connexion à l'Homme que les Kumaras sont aussi reliés au Zodiaque. Essayons de trouver ce que le mot Makara signifie.
« Le mot Makara, nous dit l'auteur des Douze signes du Zodiaque, [article M. Subba Row, paru dans l'ouvrage Five Years of Theosophy] « contient en lui-même la clef de son interprétation correcte. La lettre Ma équivaut au chiffre 5, et Kara signifie la main. [...] Ainsi Makaram ou Panchakaram signifient un Pentagone » ‒ l'étoile à cinq branches ou le pentagone représentant les cinq membres de l'homme (*) ».
« (*) Quelle est la signification et la raison de cette figure ? C'est que le Manas est le cinquième principe, et que le pentagone est le symbole de l'Homme ‒ non seulement de celui qui a cinq-membres, mais plutôt de l'HOMME pensant, et conscient. » ‒ Traduction de The Secret Doctrine, II, p. 576.

Un symbolisme universel
« L'ésotérisme du Nouveau Testament confirme tout à fait celui des Livres Mosaïques Hébreux ; et comme à, la même période, nombre de symboles, en général, purement égyptiens et païens – la Trinité par exemple – furent copiés et incorporés dans, les synoptiques et [l'évangile de] saint Jean, il est évident que l'identité de ces symboles était connus des auteurs (quels qu'ils furent) du Nouveau Testament. [...] Ainsi l'eau, le feu, la Croix, ainsi que la Colombe, l'Agneau, et d'autres animaux sacrés, avec toutes leurs combinaisons, qui ont la même signification, d'un point de vue ésotérique. »
« Le Lotus et l'Eau sont parmi les plus vieux symboles, et leur origine est purement aryenne, et sont devenus une propriété commune [...] [avec l'humanité actuelle]. Donnons un exemple. Les lettres, comme les nombres, sont tous mystiques, tant pris en combinaison que séparément. La lettre M est la plus sacrée de toutes les lettres, et elle est à la fois féminine et masculine, ou androgyne ; et symbolise l'EAU, le grand abîme. Elle est mystique dans toutes les langues, Orientales et Occidentales, et sa forme représente des vagues : Signe de Makara. Dans l'ésotérisme aryen et sémite, cette lettre était toujours associée aux eaux ; i.e. en sanskrit à MAKARA – le dixième signe du Zodiaque – qui représente un crocodile, ou plutôt un monstre aquatique toujours associé à l'eau. La syllabe MA équivaut et correspond au nombre 5 – composé d'un binaire, symbole des deux sexes séparés, et d'un ternaire, symbole de la troisième vie, la progéniture du binaire. Cela encore, est souvent symbolisé par le Pentagone, qui est un signe sacré, un Monogramme divin. MAITREYA est le nom secret du Cinquième Bouddha, et le Kalki Avatar des Brahmanes – le dernier MESSIE qui viendra à la culmination du Grand Cycle. C'est aussi la première lettre du mot grec Metis ou la Divine Sagesse, le « verbe » ou Logos ; et de Mithra (le Mihr), la Monade, le Mystère. Tous sont nés dans, et à partir, du grand Abîme, et ils sont les Fils de Maya – la Mère ; en Egypte, de Mouth, en Grèce de Minerve (sagesse divine), de Marie, ou Myriam, Myrrha, etc. ; de la Mère du Logos chrétien, et de Maya, la mère du Bouddha. Madheva et Madhavi sont les noms des dieux et déesses les plus importants du panthéon hindou. Finalement, Mandala est en sanskrit « un cercle », ou un orbe (les dix sections du Rig Veda). Les noms les plus sacrés en Inde commencent généralement avec cette lettre – de Mahat, la première manifestation de l'intellect, et Mandara, la grande montagne utilisée par les dieux pour baratter l'Océan, et jusqu'à Mandakin, le Ganga(Gange) céleste, Manu, etc., etc. »

« Nous avons aussi Moïse – trouvé dans les eaux du Nile – avec une consonance symbolique dans son nom. Et la fille du pharaon l'appela du nom de Moïse, car, « je l'ai tiré des EAUX » (Exode, ii, 10) (*). A côté de cela le nom hébreux sacré de Dieu, formulé avec la lettre M, est Meborach, le « Saint » ou le « Béni », et le nom des eaux du Déluge est M'bul. Un rappel des « trois Maries » à la Crucifixion et leur lien avec Mar, la Mer, ou l'Eau, pourrait clore les exemples. C'est pourquoi dans le Judaïsme et le Christianisme le Messie est toujours associé à l'Eau, au Baptême, aux Poissons (le signe zodiacal appelé Meenam en sanskrit), et même avec l'Avatar Matsya (poisson), et le Lotus – le symbole de la matrice, ou son homologue le nénuphar.
« Sur les reliques de l'ancienne Egypte, plus les objets de symboles et d'emblèmes votifs exhumés sont anciens, plus souvent les fleurs de lotus et l'eau sont dédiés aux Dieux Solaires. Le dieu [Noun] (Khnoom) – le pouvoir humide – l'eau, comme l'enseigne Thales, étant le principe de toutes choses, est assis sur un trône enchâssé d'un lotus (époque saïte, serapeum). [...] La « grenouille ou le crapaud divin » était parmi les principales déités créatives cosmiques, à cause de sa nature amphibie, et surtout à cause de son apparente résurrection, après avoir passé une longue période cachée dans de vieux murs, rochers, etc ; et elle participa non seulement à l'organisation du monde, avec [Noun] (Khnoom), mais fut aussi associée au dogme de la résurrection (**). Il doit y avoir quelques sens profonds et sacrés attaché à ce symbole, puisque, malgré le risque du reproche d'une zoolâtrie dégradante, les premiers Chrétiens égyptiens l'adoptèrent dans leurs Eglises. Une grenouille ou un crapaud enchâssé dans un lotus, ou simplement sans cet emblème, était une forme adoptée pour les lampes d'Eglise, sur lesquelles était gravés ces mots « Je suis la résurrection » [ego eimi anastasis]. On retrouve ces grenouilles divines sur toutes les momies. »
(*) Quand les sept filles du prêtre de Midian, vinrent puiser de l'eau, c'est par Moïse que troupeau put être abreuvé, et pour ce service Midian offrit Çippora (de sippara = la vague brillante) comme épouse à Moïse (Exode, II). Tout ceci à un sens secret.
(**) Avec les Egyptiens la résurrection avait lieu après 3000 ans de purification, dans le Devachan ou « dans les champs de béatitude ».

Extraits de The Secret Doctrine, II, pp. 384-6.

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