Lundi 23 Octobre 2017

Mis à jour le Lun. 23 Oct. 2017 à 09:43

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La Crête des Cycles
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Afin qu'il n'y ait aucun malentendu, on notera que ces périodes (ou cycles) n'ont rien d'arbitraire. Il y a des enfants qui naissent avant la fin des neuf mois de gestation, ce qui signifie que, pour eux, les fonctions propres à cette période sont accomplies plus rapidement. De la même manière, il y a des Ego qui prennent possession de leur corps avant l'âge de 7 ans et d'autres plus tard ; il y a des garçons et des filles qui atteignent la puberté avant ou après l'âge de 14 ans, et ainsi de suite ; les hommes et les femmes meurent avant ou après leur soixante-dixième année. Ce qu'il nous faut comprendre c'est que chaque incarnation humaine est un cycle en dix étapes, cinq sur l'arc ascendant et cinq sur l'arc descendant.

Tout celà montrera clairement, nous l'espérons, combien la Loi des Cycles opère dans l'homme. La cause et l'effet sont tous deux des processus psychologiques dans la conscience de l'être et la période qu'ils déterminent constitue, en elle-même, un cycle. Les Kalpa [kalpa = un jour et une nuit de Brahma ou période de 4.320.000.000 d'années (Theosophical Glossary)] sont, d'une part, divisés et subdivisés en cycles de plus en plus petits et, d'autre part, se multiplient jusqu'à embrasser l'éternité. « L'Être est un cycle sans fin au sein de l'éternité, une et absolue, et d'innombrables cycles, finis et conditionnés, s'y déroulent ». (The Secret Doctrine, Volume II, page 221).

Ces nombreux cycles s'interpénètrent de telle sorte que les changements chimiques dans une molécule affectent le cosmos physique dans son ensemble et réciproquement, les mouvements des corps célestes ont leurs reflets sur la terre et sur l'activité des monades humaines (Jivâtma). Dans Isis Dévoilée, on trouve une représentation des cycles entrelacés qui forment le Grand Cycle cosmique (Isis Unveiled, Volume I, p. 348-9) :

Un artiste oriental a tenté de donner une représentation picturale de la doctrine cabalistique des cycles. La fresque, qui est très suggestive, couvre tout le mur d'un temple souterrain situé à proximité d'une grande pagode bouddhiste. Voici de mémoire et en résumé la description de cette œuvre.

Imaginez un point dans l'espace primordial. Puis tracez avec un compas un cercle autour de ce point ; là où se rejoignent le début et la fin de la ligne de circonférence, l'émanation de l'univers débute et sa réabsorption prend fin. Le long de la circonférence sont dessinés, comme des anneaux d'un bracelet, d'innombrables cercles plus petits. Chaque anneau représente la ceinture d'une déesse qui symbolise un globe. A mesure que l'on parcours l'arc descendant du grand cercle jusqu'au point le plus bas—le nadir, où l'artiste mystique a placé notre planète—le visages des déesses s'assombrit et s'enlaidit au-delà de ce que notre imagination d'Européens peut concevoir. Sur la ceinture de chacune des déesses sont dessinés des plantes, des animaux et des êtres humains qui représentent la flore, la faune et l'humanité vivant sur ce globe. Les globes sont espacés les uns des autres, pour montrer qu'après une série de transmigrations sur un globe l'âme (la monade âtmique) jouit d'un nirvâna temporaire, qui efface en elle tout souvenir des souffrances passées. L'espace étherique entre les globes est habité par des êtres étranges. Celles qui occupent l'espace entre l'éther céleste et la terre, sont les créatures de la nature intermédiaire, les esprits de la nature ou les élémentaux des cabalistes.

Nous laissons à la perspicacité de l'archéologue moderne de décider, si cette fresque est l'original ou une copie que décrivit pour la postérité Bérose, le prêtre du temple de Bel à Babylone.

Pour comprendre l'interrelation entre l'homme et le système solaire dans lequel il vit, et dont il fait partie, considérons—sans entrer dans les détails—la correspondance qui existe entre les deux.

Notre terre, en tant que planète de ce système solaire, a trois mouvements—elle tourne sur son axe en 24 heures, elle effectue une révolution autour du soleil en 365 jours ¼ et, tout en participant au mouvement de l'ensemble du système solaire, elle parcourt le cycle sidéral en un peu plus de 25.800 ans.

On peut considérer le cycle diurne comme correspondant aux expériences quotidiennes du soi personnel inférieur. Le cycle quotidien de veille et de sommeil est, de tous les cycles, celui qui affecte le plus le corps humain qui requiert périodiquement alimentation, exercice et hygiène. Les habitudes peuvent varier, mais les périodes de veille et de sommeil sont presque les mêmes pour les catégories analogues d'intelligences humaines. Les semaines de 7 jours, formant les mois lunaires et les mois solaires, affectent la personnalité. Comme les flux et les reflux de l'océan terrestre sont influencés par les mouvements de la lune, notre « corps lunaire » [= la forme astrale produite par le principe des passions et désirs]est influencé par le cycle lunaire. Il y a aussi les années solaires et lunaires, avec leurs saisons. Ce cycle annuel peut être considéré comme correspondant à une incarnation de l'Ego individuel, chaque nouvelle naissance étant analogue à une nouvelle année. Enfin, le cycle sidéral correspond, par analogie, au cycle entier d'évolution de la monade humaine (Jivâtma). Ces cycles physiques sont la réflexion de cycles psychologiques. Nous pouvons rappeler un passage intéressant de La Doctrine Secrète relatif à la connaissance des anciens Égyptiens sur ce sujet :

C'est sur cette « connaissance » qu'était basés le programme des MYSTERES et de la série des Initiations. D'où, la construction des pyramides, témoignage permanent et symbole indestructible de ces Mystères et Initiations sur Terre, à l'image de la course des étoiles dans le Ciel. Le cycle de l'Initiation était une reproduction en miniature de cette grande succession de changements cosmiques, à laquelle les astronomes ont donné le nom d'année tropique ou sidérale. De même qu'à la fin du cycle de l'année sidérale (de 25.868 ans) les corps célestes retrouvent les mêmes positions relatives qu'ils occupaient à son début, de même, à la fin du cycle de l'Initiation, l'homme intérieur a regagné l'état originel de divines pureté et connaissance, d'où il était parti pour entreprendre son cycle d'incarnations terrestres.

Moïse, un Initié à la Mystagogie égyptienne, basa les mystères religieux de la nouvelle nation qu'il fonda sur les mêmes formules abstraites dérivées de ce cycle sidéral, qu'il symbolisa sous la forme et les dimensions du tabernacle, qu'il est censé avoir construit dans le désert. Sur ces données, les Grands Prêtres juifs postérieurs édifièrent l'allégorie du temple de Salomon, un édifice qui n'a jamais eu d'existence réelle, pas plus que le roi Salomon lui-même, qui n'est qu'un mythe solaire, tout comme la figure plus récente d'Hiram Abif des Maçons, comme l'a bien montré Ragon. Par conséquent, si les mesures de ce temple allégorique, symbole du cycle de l'Initiation, coïncident avec celles de la Grande Pyramide, cela vient de fait qu'elles en dérivent par l'intermédiaire du Tabernacle de Moïse (The Secret Doctrine, Volume I, pages 314-315).

Combien cette théorie nous rappelle la loi du mouvement planétaire qui cause la rotation de chaque globe sur son axe, des divers systèmes solaires autour de leur soleil respectif et qui fait suivre aux nuées d'étoiles une trajectoire commune autour d'un même centre. La vie et la mort, la lumière et les ténèbres, le jour et la nuit sur cette terre pendant qu'elle tourne sur elle-même et qu'elle traverse le cercle zodiacal, représentent les cycles mineurs et majeurs. Rappelez-vous l'axiome hermétique : « Ce qui est en bas est comme ce qui est en haut; ce qui est sur terre est comme ce qui est dans le Ciel ». (Isis Unveiled, volume I, page 294).  top-iconRetour en Hauttop-icon