Lundi 23 Octobre 2017

Mis à jour le Lun. 23 Oct. 2017 à 09:43

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La conscience de l'Ego

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Le problème de la conscience est un problème d'une grande importance dans la philosophie de la Théosophie. Le sens du terme demande à être approfondi, car nous oublions la compréhension que nous avons de ce qu'il signifie quand nous parlons de conscience animale, de conscience égoïque [voir Note 1] ou de conscience cosmique.

Nous savons que généralement nous prenons le terme conscience dans le sens d'être averti, ou conscient, de « quelque chose ». Il faut qu'il y ait « quelqu'un » pour être conscient de « quelque chose ». Ce « quelqu'un » – ce centre de conscience – peut être très peu sensible aux autres « quelqu'un » (comme c'est le cas dans les règnes inférieurs de la nature) ou semi-sensible, au fur et à mesure que la vie progresse en s'élevant à travers les règnes inférieurs, ou pleinement sensible quand l'évolution au stade humain atteint son apogée. Et nous nous demandons : Qu'est-ce qui crée ces différences ?
Celui qui est conscient et la chose dont il est conscient doivent être unis par un pouvoir, le pouvoir de percevoir ou d'être conscient. Il y a donc trois choses : le perceveur, le pouvoir de perception et l'objet de perception. Pour qu'un pouvoir puisse fonctionner, il faut qu'il y ait une forme à travers laquelle il puisse s'exprimer – d'où la grande diversité des formes qui composent un univers.
Quand nous pensons à la Monade Humaine, nous savons qu'elle est réellement une trinité composée d'Atma, l'Esprit ; de Buddhi, son véhicule ; et de Manas, son « principe conscient » [voir Note 2]. Atma est la Conscience, qui ne peut percevoir aucune limitation, aucune division ; Buddhi est son véhicule et, comme tel, est inconscient des divisions qui sont en lui ; Manas est le pouvoir de percevoir de telles divisions. Puisque tout est en fait Atma ou Esprit, Atma est le perceveur en toutes formes. Manas est le pouvoir de perception, et Buddhi est le véhicule au travers duquel cette perception fonctionne.
Manas peut être le Mental Universel ou la conscience sur n'importe quel plan, ou bien il peut être concentré dans une forme, de telle sorte que le pouvoir de percevoir focalisé dans cette forme soit capable de percevoir les autres formes comme séparées de lui et de se voir lui-même comme une entité. C'est là le stade humain.
Dans le règne humain, Manas est lié à Buddhi forme une entité définie qu'on appelle l'Ego. La tâche de l'Ego, dans le règne humain, consiste à devenir conscient de chaque partie de l'univers, et de conserver la conscience de lui-même en tant que Atma-Buddhi-Manas ; le Divin, quand il fonctionne sur le plan d'Atma-Buddhi, l'aspect universel de la vie, et aussi quand il agit sur les plans inférieurs de la matière. L'homme, l'homme divin, se perçoit lui-même comme Perceveur, le pouvoir de perception et l'objet perçu.
Quand nous essayons de comprendre ce mystère, nous, l'Ego humain [la personnalité] (Kama-Manas, le rayon du principe conscient de la Monade fonctionnant comme une entité, ou l'Ego uni à Kama [le principe des désirs et passions]) commençons à percevoir cet aspect en nous-mêmes. Avec le temps, nous découvrons que la trinité est dans toutes les formes, bien que sa lumière n'y brille pas de la même manière. Mais nous en sommes actuellement au stade où nous percevons l'existence ou l'influence des objets matériels et de la réflexion ou de la reconstitution que nous en donne à sa manière le mental Kama-Manasique [personnel]. Nous apprenons que notre conscience Kama-Manasique doit devenir Buddhi-Manasique [Spirituelle], c'est-à-dire, Manas Taijasi [un Mental Spirituel lumineux et impersonnel]. Est-ce le rayon de l'Ego supérieur, en nous, qui fonctionne quand notre manière d'agir est si éloignée de celle de Manas, ou bien est-ce l'ego Kama-Manasique ? Notre Ego restera-t-il endormi jusqu'à ce que nous soyons parfaits ? Sinon, quel est son état de conscience, de qui est-il conscient tout le temps ?
Dans les Transactions of the Blavatsky Lodge (Ed. Theosophy Company, p. 29), il est dit : « alors que la Conscience n'est pas une chose en elle-même, le Mental est clairement une Entité – au moins dans les fonctions qu'il exerce durant le Manvantara [l'Univers en cours de manifestation] »
Que fait-il pendant que nous sommes éveillés ou endormis ? Il nous est dit dans les Transactions : « ... notre Ego vit sa propre vie séparée à l'intérieur de sa prison d'argile dès qu'il s'affranchit des entraves de la matière, c'est- à-dire pendant le sommeil de l'homme physique » (p. 60). Et il est ajouté :
« Pendant les heures de veille, les pensées et la Voix de l'Ego supérieur parviennent ou non à toucher le geôlier — l'homme physique — car elles constituent la Voix de sa Conscience ... Si endormies sont les facultés spirituelles — tellement l'Ego est entravé par la matière — qu'Il [voir Note 3] ne peut guère donner toute son attention aux actions de l'homme, même si ce dernier commet des péchés pour lesquels cet Ego — une fois réuni à son manas inférieur — devra souffrir conjointement dans l'avenir. » (pp. 61& 62).
Quelles sont les pensées de cet Ego ? Ses pensées sont des actions. Sa vision porte directement sur les idées. Il est susceptible d'être troublé par les actions mauvaises de son rayon incarné dans la forme humaine. C'est donc une entité consciente – consciente de l'extérieur et consciente de l'intérieur – car il se connaît comme étant lui-même. Sa conscience est « sur un tout autre plan que le nôtre ». Il est plus ou moins endormi en ce qui concerne ce plan matériel, excepté à travers le rayon qu'il émane de lui-même pour une incarnation particulière. Pourquoi ? Parce que, une fois incarné, ce rayon se trouve pris dans les filets de Kama [les désirs] et des impressions des sens. Les véhicules qui lui permettent de s'exprimer et par lesquels il perçoit sur les plans inférieurs ne sont pas purs. Quand ils sont purifiés, la Lumière brille dans toute « la cité aux neuf portes qui est sa demeure », et l'homme devient un Homme Egoïque.
Comment pouvons-nous élever ces véhicules ? La réponse n'est-elle pas dans l'enseignement que l'action et le comportement des véhicules dépendent du centre vers lequel ils gravitent, que soit vers l'Ego Supérieur ou vers l'homme animal inférieur ? Quand l'impulsion qui leur est donnée est psychique, c.-à-d., personnelle dans sa nature, la conscience Egoïque est incapable de faire sur eux la moindre impression. Quand l'impulsion est noétique [spirituelle], c.-à-d., de la même nature que l'Ego, alors l'Ego peut marquer son empreinte sur ses véhicules et fonctionner à travers eux.
Ne donnerons-nous donc pas à nos principes une nourriture qui soit de la nature la plus élevée que nous connaissions, c.-à-d., d'une portée universelle ? En faisant ainsi, ne donnons-nous pas une impulsion noétique aux atomes qui constituent les véhicules, de telle sorte, qu'avec le temps, la nature de ces véhicules s'en trouve peu à peu changée ? N'est-ce pas la raison pour laquelle il nous est enseigné que les vertus sont essentielles, que les lignes principales de pensée et les motifs de base dans la vie doivent être universels et non pas limités au « Je » et au « mien » ?
Que sont les vertus en fait ? Elles sont le résultat, exprimé en action, de l'adaptation de la pensée et du sentiment à certaines lignes : ce sont des impulsions noétiques [spirituelles] données aux organes de l'action. La mise en pratique consciente des vertus de Dana [charité, immortel amour], Shila [harmonie], Kshanti [patience], etc... est de nature à nous amener, en tant que personnalités, en contact plus étroit avec l'individualité Egoïque. L'Ego peut comprendre, vibrer à l'unisson avec la charité et l'immortel amour, avec la patience et les autres vertus ; elles appartiennent à sa nature propre. Mais il ne peut pas répondre à la haine, à la jalousie, etc.
En conclusion, ne sommes-nous pas placés devant cette évidence : malgré notre ardeur à nous répéter : « Je suis un Ego », « Je ne suis pas ce corps, ces sentiments, etc.. » nous sommes en fait, dans notre conscience actuelle, ce corps, ces sentiments, etc... Ce n'est que quand nous pensons, sentons et agissons suivant les lignes de l'Ego [Spirituel] que l'Ego exerce son action à travers nous et que nous sommes Lui et qu'il est nous ; autrement, il est endormi en nous, ou presque. Tournons-nous donc constamment vers lui, libérons son rayon en nous de la « centuple corde » des désirs personnels, et tournons-le vers le Parent dont il émane.

[Traduction d'un article paru dans la revue The Theosophical Movement, Vol. XXX, pp. 227-229.]

Notes :

  1. Ego (lat). Mot signifiant Je : dans l'homme, la conscience du « je suis moi », ou le sentiment d'identité. La philosophie ésotérique enseigne l'existence de deux Ego dans l'homme : l'ego mortel, ou personnel (qu'elle désigne comme « la personnalité ») et l'Ego supérieur, divin, ou impersonnel (qu'elle nomme « l'individualité »).
    Egoïté (du mot Ego). L'égoïté renvoie à « l'individualité » [impersonnelle] — jamais à la « personnalité » — étant l'opposé de l'égoïsme, qui caractérise par excellence cette dernière.
    Individualité : L'un des noms donnés, en Théosophie, à l'Ego Supérieur de l'homme. Nous faisons une distinction entre l'Ego immortel et divin et l'ego mortel humain qui périt. Celui-ci, ou la « personnalité » (l'ego personnel), ne survit à la mort du corps que pendant un temps limité ; pour sa part, l'individualité demeure à jamais.
    Personnalité : Les enseignements Théosophiques divisent l'homme en trois aspects : divin, pensant ou rationnel, et irrationnel ou animal. Également, pour des fins métaphysiques, il est envisagé selon une division septuple ou, comme il est convenu d'exprimer les choses en Théosophie, il est composé de sept « principes », trois d'entre eux constituant la Triade supérieure, et les quatre autres, le quaternaire inférieur. C'est dans ce dernier que réside la personnalité, qui embrasse toutes les caractéristiques (dont la mémoire et la conscience) de chaque existence physique vécue tour à tour. L'individualité est l'Ego supérieur (Manas) de la Triade considérée comme une unité. En d'autres termes, l'individualité est notre Ego impérissable qui se réincarne et se revêt à chaque nouvelle naissance d'une personnalité nouvelle.
  2. Âtman, ou âtma (skt). L'Esprit Universel, la monade divine, le « septième principe », ainsi appelé dans la classification septuple, exotérique, de l'homme. L'Âme Suprême.
    Buddhi (skt). Âme Universelle, ou Mental Universel. Dans l'homme, Buddhi est l'âme spirituelle (exotériquement : le 6ème principe), le véhicule d'Âtma, donné comme le septième dans l'énumération exotérique.
    Manas (skt). Littéralement, le « mental » : la faculté mentale qui fait d'un homme un être intelligent et moral, et le distingue du simple animal. Ésotériquement, cependant, employé sans autre qualification, il signifie l'Ego supérieur, ou le principe conscient qui dans l'homme se réincarne. Par contre, avec un qualificatif, il est question pour les théosophes de Buddhi-Manas — l'âme spirituelle — qu'il faut opposer à son reflet humain, Kâma-Manas [la personnalité].
  3. Madame Blavatsky emploie ici le pronom neutre It (traduit par Il) pour signifier sans doute que l'Ego n'est pas une entité masculine ou féminine (N.d.T.).

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La conscience

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La conscience est le siège de la vie réelle de l'individu humain. La simple activité de ses fonctions corporelles n'est pas sa vie. Ces fonctions sont les voies et moyens par lesquels son être réel communique avec le monde phénoménal et avec d'autres unités de conscience semblables la sienne. Par elles, sa vie est grandement affectée ; par leur influence, ses pensées sont nourries, ses sentiment sont modifiées, ses actes inspirés. Mais considérons les modes d'activité de la conscience, et les formes spéciales selon lesquelles elle se manifeste. En observant les modes d'être des humains et les buts de la vie, on remarque trois classes de conscience. En d'autres termes, il y a trois modes d'existence que la conscience de l'individu peut revêtir, ou selon lesquels elle peut se manifester, et le fait d'adopter un de ces modes particuliers, sciemment et délibérément, ou l'inverse, détermine le caractère et la valeur intrinsèque de la conscience.
Le mode de conscience élémentaire ou le plus simple, nous le désignons sous le nom de linéaire. A cet état de conscience, les sentiments, les pensées et les énergies de l'individu sont centrés non seulement sur un plan, mais ils sont limités à une seule direction de ce plan.
La conscience qui appartient à ce plan est limitée à la faculté de se mouvoir d'arrière en avant selon une ligne droite. Elle est asservie à cette voie spéciale comme l'est un train à sa voie ferrée. Cette forme de conscience est très courante. C'est le sort de ceux qui n'ont qu'un seul but dans la vie, but d'ordre personnel. Quel que puisse être le but principal de la vie, qu'il s'agisse d'un commerçant qui vise simplement à gagner de l'argent, ou d'un professionnel dans sa sphère spéciale, ou d'hommes et de femmes de la société constamment tiraillés de droite à gauche par le tourbillon des plaisir et de l'agitation – cela importe peu ; la conscience qui est l'essence de l'individu, s'exerce et ne possède de pouvoir que dans la sphère limitée qu'on vient de décrire. Il suffit de regarder autour de soi pour observer de nombreux exemples de cette classe. Un très grand nombre d'hommes et de femmes de l'époque actuelle appartiennent à ce groupe.

La seconde classe de conscience permet une liberté plus large d'activité.
Les dimensions du royaume qu'elle régit comportent deux directions ; car, en surplus du mouvement en arrière et en avant, cette conscience peut parcourir des régions qui s'étendent à droite et à gauche.
Cette forme de conscience, nous l'appellerons superficielle ; elle est douée de longueur et de largeur, mais n'a pas de profondeur.
Elle est possédée par ceux qui, tout en se consacrant à une occupation spéciale qui absorbe leurs principales énergies, s'adonnent également à des activités supplémentaires dans d'autres sphères qui ont pour eux un intérêt spécial. Cette conscience est celle qui prédomine largement parmi les hommes et les femmes qui, suivant leur vocation jour après jour pour subvenir aux besoins de l'existence, ont assez d'énergie mentale ou émotionnelle pour les amener à s'occuper de choses qui exercent la pensée ou poursuivent un dessein. Les gens doués de cette forme de conscience sont actifs et semblent viser à un but, quoique celui-ci puisse être dépourvu de noblesse ou de valeur intrinsèque. Naturellement, cette conscience jouit beaucoup plus de la vie que celle qui appartient à la classe dite linéaire. Les gens d'affaires qui ne sont pas complètement absorbés par le désir de gagner de l'argent, les ecclésiastiques et les prêtres doués d'une sympathie tolérante, les professeurs non limités à une tendance particulière de pensée, et les personnes dont la vie est en général utile et active, appartiennent à cette seconde classe de conscience superficielle.

La conscience dont il nous reste à parler est d'une étendue infiniment plus vaste que celle des deux classes déjà décrites.
Ses dimensions s'étendent dans trois directions. Elle existe non seulement dans toutes les directions superficielles, mais elle pénètre de plus sous la surface par sa qualité de profondeur. Il est vrai que la surface peut varier en étendue. Elle peut paraître, à l'œil de l'observateur, limitée, ou peut sembler s'étendre au loin, mais la profondeur de sa nature ne peut être connue que de quelques-uns, et encore d'une façon partielle seulement. L'épaisseur sous la surface doit-être perçue et évaluée par les facultés d'une conscience de nature identique. Dans la profondeur d'un objet réside sa capacité de substance, et la conscience est d'une nature si réelle que partout où elle existe en tant que profondeur, elle manifeste la substance réelle. Les objets qui appartiennent aux formes linéaires et superficielles de conscience, sont de caractère temporaire et fugace, mais ceux qui sont l'apanage de la forme solide sont à l'abri de tout changement possible.
Dans cette région profonde existe des voies inextricables, infinies par la variété et le nombre, qui s'enfoncent jusqu'aux limites où elle s'étend.
En les explorant, la conscience trouve des occupations innombrables. Cette classe de conscience donne au monde les hommes qui lui fournissent des connaissances, et dont la nature profonde est l'abîme d'où jaillissent les fontaines, les ruisseaux qui irriguent la vie, qui font tourner ses roues et la rendent fertiles.
Ces hommes sont les plus riches des êtres terrestres ; leur fortune est inépuisable et impérissable. Cette profondeur où leur conscience se complaît, appartient à un autre monde que celui de l'existence humaine ordinaire ; c'est l'univers de la vie éternelle et infinie dont ils sont déjà les sujets.

Nous devrions appeler sensorielle la première forme de conscience, ou celle qui agit simplement par les sens et le système nerveux ; la seconde forme pourrait être appelée intellectuelle ou inter-sensorielle ; la troisième forme est la conscience spirituelle ou super-sensorielle.
La conscience sensorielle se complaît uniquement dans les formes externes des objets et ne reçoit des impressions que de ces formes telles que nous les voyons.
La conscience intellectuelle trouve la cause de son activité moins dans les formes des objets extérieurs que dans leurs mouvements et les effets de ces mouvements sur les objets eux-mêmes.
La conscience spirituelle se meut parmi les causes cachées de la conscience sensorielles et de l'intellectuelle.

[Cet a été publié par H.P. Blavatsky dans la revue Lucifer, d'octobre 1888. Il est paru en français dans la revue Théosophie, Volume V, n°3]

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La véritable éducation dans l'optique Théosophique - Citations de Blavatsky, Judge et Crosbie

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Sommaire

L'apport de la mère dans la prime enfance
Humaniser l'enfant ;
Conscience et éducation ;
Quelques réflexions complémentaires.
Karma est le grand instructeur ;
L'éducation morale.
L'instructeur

L'apport de la mère dans la prime enfance
« C'est une évidence, trop ancienne, et une connaissance confirmée par toutes les nations civilisées depuis l'antiquité, que la prospérité d'un état quelconque est basée sur le bon fondement des principes familiaux. Personne ne peut nier que l'éthique sociale dépende largement de la première éducation reçue par les nouvelles générations. À qui est dévolue le devoir de guider cette éducation de la prime enfance ? Qui, mieux qu'une tendre mère peut le faire, dès que sa valeur morale est reconnue de tous, et qu'aucun rapport négatif ne vient souiller sa bonne réputation ? Sa jeunesse et son éducation intellectuelle ultérieure peuvent bien être confiées à la main ferme du père ; mais le soin de son enfance appartient par tous les décrets divins et humains, à la mère seule ; le parent qui a donné à son enfant non seulement une partie de sa chair et de son sang, mais aussi une partie de son esprit immortel — ce qui créera plus tard l'homme réel, l'EGO véritable. C'est l'A B C de tous les devoirs de la vie humaine ; et c'est le premier devoir de ceux qui au pouvoir sont en charge de protéger les droits maternels sacrés contre toute violation brutale » — H.P. Blavatsky, traduction d'un passage de l'article « Our Christian XIX Century Ethics », revue Lucifer, août 1888, pp. 482-3.

Humaniser l'enfant
« C'est un grand bien pour un petit enfant élevé dans des quartiers sordides, qui n'a pour jouer que le ruisseau, qui est condamné à grandir dans un milieu où il n'entendra que des jurons et ne verra que des scènes écœurantes, de se trouver tous les jours dans une salle d'école propre, bien éclairée, ornée de tableaux, et souvent égayée par des fleurs. Là, on lui enseigne la propreté, les manières douces et l'ordre ; il apprend à chanter et à jouer ; là, on lui donne des jouets qui servent à éveiller son intelligence, et il apprend à faire habilement usage de ses doigts ; on lui parle, non plus d'un air renfrogné, mais avec un sourire ; on le reprend avec douceur et on l'encourage gentiment au lieu de lui hurler des injures. Tout cela humanise les enfants, stimule leur cerveau et les rend sensibles aux influences intellectuelles et morales. Sans doute, les écoles ne sont pas tout ce qu'elles pourraient et devraient être. Mais comparées aux foyers de ces enfants, ce sont des paradis, et elles réagissent peu à peu sur la vie de famille. » (H.P. Blavatsky – La Clef de la Théosophie, p. 277-8)

Conscience et éducation
« La conscience dépend-t-elle un sujet d'éducation ? La conscience semble être une faculté qui peut être inhibée ou stimulée. Mon opinion est que sa source est dans le Soi Supérieur, et quand elle descend de plan en plan elle perd de sa force ou retient son pouvoir selon la condition de vie et d'éducation de l'être sur terre. La conscience d'un sauvage est limitée par son éducation comme le sont les consciences des bigots de la Nouvelle Angleterre et d'Europe qui ont massacré des hommes au nom de Dieu et du Christ. Nous ne pouvons pas justifier que les hommes qui se sont adonnés à des persécutions religieuses n'agissaient pas en accord avec ce qu'ils considéraient être leur conscience. Par cela je ne veux pas dire que la conscience soit une affaire d'éducation, mais que le pouvoir qui permet son expression sera limitée par notre éducation. Il en découle que si nous avons une religion bigote ou un système non-philosophique, nous risquons de nous empêcher d'entendre notre propre conscience. Et dans les cas où les hommes agissent mal en accord avec ce qu'ils appellent leur conscience, il est certain que c'est parce qu'ils ont tant étouffé leur intuition qu'ils ne peuvent plus comprendre la voix du moniteur intérieur. »

« Comment pouvons-nous discerner si c'est la conscience divine qui nous anime et nous guide dans une certaine direction, ou si c'est l'âme animale qui cherche à se libérer d'environnements qui semblent défavorables ? La conscience divine agit, à travers toutes les épreuves, pour une amélioration, mais elle est plus ou moins voilée en chacun par l'éducation et l'habitude de penser ; ainsi sa clarté varie. Il n'est pas possible d'établir une règle fixe pour déterminer la nature du motif qui a animé. Si nous essayons d'atteindre un meilleur état, c'est à nous de décider si c'est simplement et entièrement par égoïste. Toutes les actions sont entourées par le désir comme la rouille autour du métal poli ou la fumée autour du feu, mais nous devons essayer. Ainsi si nous nous fixons la règle d'essayer de faire du mieux pour les autres, nous serons généralement bien guidés. Si nous comptons sur le soi supérieur et que nous aspirons à être guidés par lui, nous serons conduits vers le bien même si la route passe par la douleur, car la peine et la douleur sont nécessaires pour la purification de l'âme. Mais si nous désirons fuir une situation parce qu'elle nous déplait, sans essayer d'y vivre sans en faire partie, nous ne nous changerons pas mais ne modifierons que les circonstances, et nous n'en tirions aucun bénéfice. – W.Q. Judge – Theosophical Forum, pp. 88/9, 94.

Quelques réflexions complémentaires
• « Le défaut marqué de ce siècle, est l'inattention. [L'autre] vous écoute, mais n'entend qu'une partie et ensuite, quand il répète ce qu'il dit vous avoir entendu dire, il en donne une version entièrement différente de la vôtre. On bien, s'il écoute un débat ou une discussion, il ne prête l'oreille qu'aux arguments qui, pour lui être familiers, le frappent favorablement [...] Tous ces défauts, ne serait-ce que faiblement, [...] sont tous le résultat de la prédominance du soi inférieur, car ils traduisent tous une disposition à mettre le Moi personnel en avant. Ils représentent le triomphe actuel du soi inférieur sur les efforts du soi supérieur. » – W.Q. Judge, « Le Soi est l'ami du soi mais aussi son ennemi ». pp. 3/4.
• « II n'est pas d'observateurs plus impartiaux que les enfants lorsqu'ils pensent à autre chose qu'à eux-mêmes. » – Les Lettres qui m'ont aidé, p. 30.
• « Hommes et femmes sont complémentaires en caractère et donc adaptés les uns aux autres. Il est naturel que chaque sexe prenne plaisir à la compagnie de l'autre, et ce qui est naturel ne peut être mauvais. De plus, il est parfaitement légitime [...] [qu'ils] fondent un foyer, en élevant une famille avec de bons principes et de nobles motifs. Celui qui donne naissance à des enfants qui prendront sa place après sa mort, et poursuivront sa vie de droiture et d'altruisme, contribue à servir l'humanité. »
• « [Le] système [d'éducation] pernicieux fait de la production sur commande, sans tenir aucun compte des penchants naturels ou des talents de la jeunesse. [...] En fait d'Histoire, par exemple, il n'acquerra qu'une connaissance suffisante de son pays particulier pour se retrouver enfermé dans une armure d'acier faite de préjugés contre tous les autres peuples, et plongé dans l'écœurant cloaque des annales historiques où dominent haines nationales et soif de sang. » – (La Clef de la Théosophie, pp. 277-282.)

Karma est le grand instructeur
« Aucune des idées que nous recevons n'est autre chose qu'une extension d'idées antérieures. En d'autres termes, elles sont causes et effets dans une succession sans fin : chacune engendre la suivante et y demeure de façon inhérente. Ainsi, nous sommes tous différents, et certains ont des similitudes entre eux. Mes idées d'aujourd'hui, et les vôtres, sont teintées par celles de notre jeunesse, et ainsi nous poursuivrons sans cesse la ligne inévitable que nous avons tracée dès le début. Bien sûr nous changeons toujours un peu, mais jamais avant que nos vieilles idées aient reçu une extension à d'autres idées. Les fausses idées que l'on écarte de temps en temps ne doivent pas entrer en ligne de compte ; elles jettent pourtant une ombre çà et là. Mais, par l'effet de la Fraternité, nous recevons la connaissance des autres et nous l'examinons jusqu'au point où (si elle nous agrée) elle devient nôtre. Pour ce qui est de vos conclusions personnelles, faites toujours usage de votre discernement. N'adoptez aucun point de vue définitif simplement pour l'entendre énoncé par une personne en qui vous avez confiance : retenez seulement les conclusions qui s'accordent avec votre intuition. Être illusionné, même inconsciemment, par l'influence d'un autre c'est avoir une foi manquant d'authenticité. La connaissance spirituelle embrasse toutes les actions.
« [Les épreuves] vous saviez qu'elles devaient se présenter : ainsi on apprend, et le but de la vie est d'apprendre. Elle consiste tout entière à apprendre. » — Les Lettres qui m'ont aidé, pp. 31 et 180.

L'éducation morale
Mme Blavatsky présentait dans la revue The Theosophist de décembre 1883, l'excellent ouvrage du Professeur Buchanan, L'éducation morale. Voici un extrait de quelques passages de cet article :
« Il a perçu la source du danger réel qui d'une manière obscure couve au dessus du monde Occidental et qui le menace d'une ruine morale et spirituelle. Il s'agit de la culture de l'intellect seul, pour assurer le progrès matériel, en laissant la partie supérieure de l'homme se faner, sans soin et en la négligeant. L'éducation est une tentative pour réaliser l'harmonisation entre l'homme et la nature. C'est de trouver le but réel et le sens de la vie, et quand on les a trouvé de leur rendre, toute la vie, une dévotion inébranlable. L'éducation a pour but d'acquérir la capacité d'aimer de la vie dans toute sa plénitude, son manque est un suicide, partiel ou complet. L'idéal du Professeur Buchanan va dans le même sens que le notre. »

L'instructeur
« Un instructeur [...] doit non seulement être d'un abord avenant à l'extérieur, mais aussi, à l'intérieur, nourrir des sentiments purement aimables et plein de douceur, car si l'intérieur ne coïncide pas, effectivement, avec l'extérieur, des difficultés ne manquent pas de surgir. Lorsque l'extérieur est agréable mais l'intérieur faux, c'est un peu comme une coquille creuse, et tout le bon magnétisme est coupé. Lorsque l'extérieur est rugueux tandis que l'intérieur souhaite être dans le vrai, il y a sincérité : dans ce cas, il est vrai, le magnétisme n'est pas coupé, mais il arrive souvent que naisse un courant d'opposition qui engendre erreur et fausses conceptions, et élève un obstacle. [...] Il faut rendre l'attitude intérieure entièrement douce et affable : l'extérieur se trouvera vite amené à lui correspondre ». – Les Lettres qui m'ont aidé, p. 214.

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Les Maîtres de Sagesse - (Citations de H.P. Blavatsky et W.Q. Judge)

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Sommaire des citations :
Un enseignement oral ininterrompu

Les maîtres veillent au progrès spirituel de l'humanité
L'humanité n'a jamais été privée d'amis
Le Mur Gardien
L'origine des « Idées innées »
Les Maîtres et le Mouvement Théosophique
Y a-t-il une différence entre un Maître et un Adepte ?

Un enseignement oral ininterrompu
« En réponse à une question d'un Théosophe au sujet des Maîtres, Mme Blavatsky répondit : "Voici, en fait, ce que je crois : un enseignement oral ininterrompu a été révélé aux élus de la race par des hommes divins vivants, pendant l'enfance de l'humanité ; cet enseignement nous est parvenu sans altération, et les Maîtres sont entièrement versés dans la science fondée sur cet enseignement ininterrompu." » - Extrait du Cahier Théosophique N° 147 de H.P. Blavatsky

Les maîtres veillent au progrès spirituel de l'humanité
« Pendant le dernier quart de chaque siècle, ces « Maîtres », font une tentative en vue de favoriser, d'une façon nette et marquante, le progrès spirituel de l'humanité. Vers la fin de chaque siècle, vous trouverez invariablement un déversement d'énergies ou un bouleversement dans le sens d'une montée dans le domaine de la spiritualité ou, si vous le préférez, du mysticisme. A ces époques, une ou plusieurs personnes se révèlent dans le monde comme agents des Maîtres, et on voit se répandre, sur une échelle plus ou moins grande, un enseignement et une connaissance occulte. Si vous en aviez l'envie, vous pourriez suivre la trace de ces mouvements, en remontant de siècle en siècle, aussi loin que s'étendent les annales historiques détaillées que vous possédez. » - Extrait de La Clef de la Théosophie de H.P. Blavatsky

L'humanité n'a jamais été privée d'amis
« L'être le plus intelligent de l'univers, l'homme, n'a donc jamais été privé d'amis ; une lignée de frères aînés veille continuellement sur le progrès des moins avancés, conserve le savoir acquis à travers de longs âges d'épreuve et d'expérience, et cherche continuellement des occasions pour porter l'intelligence croissante de la race - sur notre globe ou sur tout autre - à considérer les grandes vérités concernant la destinée de l'âme. Ces frères aînés conservent aussi la connaissance qu'ils ont acquise des lois de la nature dans tous les domaines, et sont prêts à l'employer pour le bien de l'humanité, quand la loi cyclique le permet. Ils ont toujours constitué une confrérie, se connaissant mutuellement quelle que soit la partie du monde où ils se trouvent, et œuvrant tous par différents moyens pour le bien des hommes. A certaines époques, ces frères aînés sont bien connus des hommes et se déplacent parmi eux quand l'organisation sociale, la vertu et le développement des nations le permettent.
« S'ils devaient se montrer de nos jours ouvertement et si tout le monde parlait d'eux, les uns les adoreraient comme des dieux et les autres les pourchasseraient comme des démons. Aux époques de leur apparition, certains d'entre eux sont des souverains, d'autres des instructeurs, quelques-uns de grands philosophes, tandis que d'autres demeurent inconnus sauf des membres les plus avancés du groupe.
« C'est la tâche du Maître de conserver la véritable philosophie, mais l'aide des compagnons est nécessaire pour la redécouvrir et la promulguer. Les frères aînés ont indiqué une fois de plus où l'on pouvait trouver la vérité - la Théosophie - et les compagnons, dans le monde entier, s'efforcent de la présenter pour en accroître la diffusion et la propager.
« Les Frères Aînés de l'humanité sont des hommes qui ont atteint un stade de perfection dans des périodes d'évolution antérieures.
« Un Mahatma est difficile à trouver. Mais, indépendamment de toute discussion au sujet de dénominations précises, il y a assez de preuves et d'arguments pour démontrer qu'une confrérie d'hommes, possédant la prodigieuse connaissance décrite plus haut, a toujours existé et existe probablement encore aujourd'hui.
« Si la Théosophie - l'enseignement de cette Grande Loge - est, comme on l'affirme, à la fois scientifique et religieuse, nous avons encore plus de preuves de caractère éthique. Bouddha, Confucius et Jésus forment une triade puissante qui agit sur l'éthique et par elle. Le premier, un hindou, fonda une religion qui aujourd'hui a beaucoup plus d'adhérents que le Christianisme ; des siècles avant Jésus, Bouddha enseigna la même éthique que celui-ci et qui avait déjà été promulguée de longs siècles avant lui. Jésus, qui vint réformer son peuple, répéta cette ancienne éthique et Confucius fit de même pour l'antique et vénérable Chine.
« Pour le théosophe, tous ces grands noms représentent des membres de l'unique Fraternité, ayant tous une doctrine unique. Les personnages extraordinaires qui apparurent de temps à autre dans la civilisation occidentale, tels que Saint-Germain, Jacob Boehm, Cagliostro, Paracelse, Mesmer, le comte de Saint-Martin et Mme Blavatsky, étaient des agents envoyés pour accomplir, à l'heure propice, l'œuvre de la Grande Loge. Il est vrai que ces êtres sont généralement outragés et traités d'imposteurs, bien que personne ne puisse en comprendre la raison, puisque leur action est généralement bienfaisante et qu'ils proposent des idées ou font des découvertes dont la grande valeur pour la science est reconnue après leur mort. Jésus lui-même serait traité aujourd'hui d'imposteur s'il apparaissait dans certaines églises théâtrales de la Cinquième Avenue [New York], et admonestait ceux qui font profession d'être des chrétiens. Paracelse fut à l'origine de méthodes et de traitements précieux pour la médecine et aujourd'hui universellement adoptés. Mesmer fit connaître l'hypnotisme sous un autre nom. Mme Blavatsky attira une fois de plus l'attention de l'Occident sur le système le plus important concernant l'homme, sa nature et sa destinée, connu de la Loge depuis longtemps. » Extraits de L'Océan de Théosophie de W.Q. Judge

Le Mur Gardien
« A travers la vaste littérature hindoue nous trouvons un très grand nombre de noms de grands Adeptes, parfaitement connus du peuple, qui tous enseignaient la même doctrine : la grande épopée de l'âme humaine. Leurs noms ne sont pas familiers à l'oreille occidentale, mais les témoignages de leurs pensées, de leurs œuvres et de leurs pouvoirs demeurent. De plus, il existe de nos jours, dans l'Orient silencieux et immuable, des centaines de personnes qui savent, par leur expérience personnelle, que la Grande Loge existe toujours, avec ses Mahâtmas, ses Adeptes, ses Initiés et ses Frères. En outre, on trouve dans cette contrée un nombre si considérable d'hommes experts dans la mise en pratique d'un pouvoir mineur, mais néanmoins très surprenant, sur la nature et sur ses forces, que nous avons là un ensemble indéniable de témoignages humains à l'appui de ce que nous avançons.
« On peut concevoir que ces Maîtres - qui représentent les éléments les plus avancés de l'évolution humaine, et qui, en aînés, prennent sur eux la responsabilité de veiller sur leurs cadets. - ne passent pas leur temps à méditer sur l'Absolu et à siéger dans des ashrams ouverts au premier venu, en quête de solution à son mal de vivre. Aidés de leurs disciples, sélectionnés pour leur altruisme et leur aptitude à servir la Cause qu'ils ont à cœur, ces Maîtres ont le pouvoir d'être sans cesse présents aux réels besoins de l'humanité, sans limite de distance et sans considération de personne, pourvu que le bénéfice de leur action en revienne à la collectivité.
« On touche ici l'un des aspects les plus généreux de la Théosophie. À l'individu qui, avec elle, prend conscience de sa place dans l'univers - où chaque point vivant est relié à tous les autres, et où l'homme, à son niveau, est responsable non seulement de son évolution mais aussi du bien-être de l'ensemble - la Théosophie ne propose pas une voie de salut accélérée permettant d'en finir au plus vite avec la réincarnation, afin de s'engouffrer dans un nirvana sans retour. Elle offre la perspective de se joindre au Mur Gardien (1) formé par ceux qui n'ont franchi la porte de la plus haute initiation que pour être de plus efficaces défenseurs de la masse des hommes, qui vont trébuchant dans leurs propres ténèbres sur la voie incertaine de leur émancipation. » Extraits des Les lettres qui m'ont aidé de W.Q. Judge
(1) La Voix du Silence évoque ce mur protecteur comme un puissant symbole (p. 90) : « Construit par les mains de nombreux Maîtres de Compassion, érigé par leurs tortures, par leur sang cimenté, ce mur abrite le genre humain depuis que l'homme est homme et le protège contre des misères et douleurs potentielles encore plus grandes »

L'origine des « Idées innées »
« Nous avons connu la Loge des Maîtres dans des âges révolus. Ils ont provoqué en nous la naissance de la conscience réfléchie, et ont imprimé la Sagesse en caractères de Feu – que nous nommons maintenant les « idées innées » - Sagesse qui a la substance de la Divine Intuition. » Extrait de la revue The Theosophical Movement - Article de B.P. Wadia.

Les Maîtres et le Mouvement Théosophique
« Le Mouvement Théosophique, à toutes les époques et sous tous les climats, est créé par le travail des Maîtres, est maintenu en vie par la Richesse de Leur Sagesse et se trouve régénéré, à l'abri de la corruption, siècle après siècle, cycle après cycle. Le Mouvement ne meurt jamais, parce que ce triple processus est maintenu vivant par les Grands Maîtres et leurs fidèles serviteurs. » Extrait du Cahier Théosophique N° 135 de B.P. Wadia

Y a-t-il une différence entre un Maître et un Adepte ?
Il y a une grande différence : un adepte est celui qui est sur le sentier de la Maîtrise. Il y a de nombreux degrés d'Adeptat. Les Maîtres en raison de l'évolution et du grand effort qu'ils continuèrent au cours de nombreuses vies, sont maintenant au point, physiquement, mentalement et spirituellement où des adeptes et d'autres êtres qui font des efforts intenses seront dans un avenir éloigné. Ce sont des hommes vivants, simplement plus élevés et plus saints que nous. Quoiqu'en réalité ce soient des hommes vraiment vivants, nous ne devons cependant pas concevoir qu'ils soient semblables à nous-mêmes. Ils ont un corps, mais le corps est fait de la matière la plus hautement raffinée et spiritualisée, matière dont nous n'avons pas la moindre conception. Dans ces corps-là toutes les forces qui appartiennent à 1'homme, et par celles-ci, nous entendons la, plus sublime expression des grandes forces de la nature, jouent constamment, et doivent avoir un effet sur quiconque peut se trouver directement exposé à leur influence. Avec une telle conception de la nature de Leurs corps, il nous est possible de percevoir faiblement à quel degré de pouvoir et de gloire Leur nature intérieure s'est élevée. Si nous parvenons ainsi à saisir faiblement la nature des Maîtres, nous serons capables de Les révérer dans nos cœurs, et d'essayer de nous approcher plus près d'Eux dans notre être le plus intime. Nous ne nous laisserons pas non plus abuser par les prétentions formulées par ou pour telle ou telle personne. Enfin nous ne tiendrons pas pour acquis que des livres qui se proposent de définir les pouvoirs, la résidence, ou les prétendues caractéristiques individuelles des Maîtres, aient une valeur quelconque. Il n'y a dans tout cela que des simples spéculations et, en réalité, une tentative ayant pour objet de faire descendre ces grands Etres à notre plan de conception terrestre – « un emploi abusif des noms sacrés »; comme l'écrivit H. P. Blavatsky dans la Clé de la Théosophie. Les Maîtres sont des faits dans la Nature, des faits toutefois que nos idéaux les plus nobles ne pourront pas totalement embrasser. Dotons-Les donc du plus haut idéal que nous puissions concevoir d'Eux, essayons d'assimiler ce « sublime » idéal en nous-mêmes, tâchons de nous approcher d'Eux dans le plus profond de nos cœurs, et formons ainsi pour nous-mêmes cette ligne de communication à la construction de la quelle Ils ont déclaré qu'ils seraient toujours prêts à nous aider. Gardons cet idéal comme une chose sacrée dans le sanctuaire de notre cœur non pour y penser ni en parler à la légère, mais comme le réceptacle de nos aspirations les plus nobles, sûrement gardé à l'abri de toute intrusion, sacré et secret. Ainsi et ainsi seulement, pouvons-nous avec le temps, arriver à Les connaître face à face. (Réponses aux questions sur l'Océan de Théosophie, par Robert Crosbie, Ch. I, qestion n° 63)

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