Lundi 23 Octobre 2017

Mis à jour le Lun. 23 Oct. 2017 à 09:43

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L'importance d'une bonne éducation

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Le but de l’éducation
v31 photo15« Ce qu’il faudrait enseigner aux enfants, par dessus tout, c’est la confiance en soi, l’amour de tous les hommes, l’altruisme, la charité mutuelle ; et surtout il faudrait les habituer à penser et à raisonner par eux-mêmes.
« Nous réduirions à un strict minimum tout travail de mémoire purement mécanique et consacrerions le temps à développer et à cultiver les facultés de nos élèves, leurs sens intérieurs et leurs capacités latentes.
« Nous nous efforcerions de nous occuper de chaque enfant individuellement, de l’éduquer de façon à favoriser l’épanouissement le plus équilibré et harmonieux possible de tous ses pouvoirs, afin que ses aptitudes particulières parviennent à leur plein développement naturel.
« Notre but serait de créer des hommes et des femmes libres, libres intellectuellement, libres moralement, sans aucun préjugé en quoi que ce soit, et par-dessus tout, affranchis d’égoïsme. Et cela, croyons-nous, pourrait être réalisé en grande partie, sinon en totalité, par l’effet d’une bonne éducation véritablement théosophique ».
(H.P. Blavatsky, La Clef de la Théosophie, pp. 283/4.)

La Théosophie et l’éducation
« Apprendre c’est se ressouvenir » – Platon.
« En toi est la lumière du monde, la seule lumière qui puisse être répandue sur le sentier » – La Lumière sur le Sentier.
« Mon art de maïeutique a les mêmes attributions générales que celui des sages-femmes. La différence est qu’il délivre les hommes et non les femmes et que c’est les âmes qu’il surveille en leur travail d’enfantement, non point les corps. » – Socrate dans le Théétète.
v31 photo3« La théorie de “l’enfant sans défaut” (chère à J.J. Rousseau) n’est pas acceptée par la Théosophie, mais il faut bien constater une erreur dans le système actuel d’éducation. »
On pense trop souvent que l’on doit donner une éducation à l’enfant pour le « former » et lui inculquer les connaissances dont il aura besoin plus tard dans sa vie professionnelle.
La famille, dans notre société moderne, voit son rôle de plus en plus réduit ; mais, à l’école comme dans la famille, les influences extérieures, camarades, (et aujourd’hui la télévision, mais plus encore les smart phones et autres media …) vont jouer le plus grand rôle, et si l’environnement scolaire et familial n’est pas suffisamment attractif et protecteur, l’enfant sera vite la proie de toutes sortes d’incitations à la dérive, notamment sur le plan moral.
Par ailleurs, si cette morale sociale et scolaire est tant bien que mal acceptée, il y aura toujours des manques dans l’optique d’une vision humaniste et surtout éthique de la vie.

v31 photo24Pour la Théosophie, l’Éthique constitue la loi non écrite ou loi de l’âme, par rapport aux lois et règlements des morales qui, trop souvent différentes d’un pays à l’autre, laissent toute liberté sinon d’interprétation du moins de motivation à ceux qui y souscrivent.
« Dans la philosophie de la Théosophie ou Religion-Sagesse, l’Homme, et donc l’enfant, est une âme dont l’essence est divine, qui cherche tout au long de son pèlerinage terrestre, à travers les étapes de ses réincarnations successives, à réaliser cette nature divine. L’évolution humaine est donc un processus d’épanouissement qui tire sa substance et sa sève de l’intérieur pour la faire apparaître au grand jour, à l’extérieur. »
« L’Homme possède ainsi en lui-même tous les germes de Connaissance, de Sagesse, d’Amour et de Pouvoir, et l’Éducation doit donc viser à les faire fructifier et s’épanouir. L’homme est un être complexe qui forme un tout et il ne saurait y avoir d’éducation séparée du corps et de l’âme, cette dernière étant le foyer de ses divers aspects, physique, mental, moral, artistique, et spirituel ou religieux.
« Depuis la plus haute antiquité les Sages ont toujours considéré que la vie qui anime les atomes de notre corps est constituée par des étincelles de vie conscientes et intelligentes, appelées à évoluer, comme toute la nature, avec l’aide de l’homme ; d’où la nécessité pour lui de pratiquer une hygiène tant physique que mentale. Les sens et la mémoire sont des instruments de l’âme qui dispose des outils merveilleux de la pensée, de la volonté, et du sentiment.
v31 photo6« Mais l’éducation n’est pas un dressage ; elle doit amener l’enfant à penser par lui-même, à vouloir et à choisir librement et généreusement dans le cadre de sa famille comme dans celui de ses divers environnements. Car l’éducation n’est pas l’instruction ; elle n’impose pas par une mécanique répétitive ou disciplinaire, mais elle vise un épanouissement et un éveil de l’intérieur qui ne peuvent s’exercer que dans la liberté et la pleine conscience.
« Et c’est là que les normes, les notions toutes faites et les dogmatismes, notamment religieux, enferment l’adolescent et le travail de sa conscience intime, en bridant sa pensée sa volonté et ses émotions.
« Bien au contraire l’Éducateur devra, et notamment par son propre exemple, stimuler l’effort, l’attention, l’intérêt soutenu, et l’enthousiasme en général au travers de partages, de jeux, d’entreprises collectives et fraternelles pour l’amener à sentir l’Unité du monde et l’harmonie de la vie ».
(Extraits du Cahier Théosophique n° 11 : La théosophie et l’Education.)

Intégrer l’éthique universelle dans l’éducation
v31 photo10La Théosophie propose la formation « d’un noyau de Fraternité Universelle. C’est là un but pratique et, en même temps, un fait de la nature. Longtemps, la plupart des hommes l’ont considéré comme un idéal utopique qu’on peut envisager, discuter, désirer, mais ne jamais atteindre. Et il n’est pas étonnant qu’on l’ait considéré ainsi, étant donné la conception religieuse courante sur Dieu, la nature et l’homme, qui base tout sur un fond égoïste et offre une distinction personnelle au ciel aux saints qui meurent en odeur de sainteté, rendant ainsi impossible la réalisation de ce beau rêve.»
La vraie éducation doit être basée sur la philosophie montrant l’unité entre les êtres, non seulement sur le plan physique, mais aussi, et surtout, dans leur nature supérieure. La fraternité universelle devient ainsi des plus pratiques.
« Car si tous les hommes sont de fait des frères, c'est-à-dire sont unis les uns aux autres par un lien que nul ne peut briser, alors la formation d’un noyau d’une future fraternité devient une chose touchant toutes les affaires humaines, affectant les civilisations, et conduisant à une amélioration physique aussi bien que morale de chaque membre de la grande famille. »
v31 photo23Si les enfants et adolescents s’épanouissaient dans cette ambiance tout en étant instruits, l’humanité tendrait vers une paix durable.
Le premier but vise à la philanthropie. Si l'idée de respect d'autrui est inculquée dans l’enseignement avec intelligence auprès des éducateurs, des parents, des enfants adolescents, elle inciterait les jeunes à devenir de véritables « philanthropes plus larges capables de pourvoir aux besoins de l’homme intérieur. Ce dernier est un être pensant qui se nourrit d’une philosophie exacte ou fausse. Si on lui donne une philosophie fausse, il se perverti et tombe malade, entraînant son instrument, l’homme extérieur, dans le trouble et la peine ».
« Nous avons besoin d’une éducation théosophique qui nous donnera la capacité d’exposer la Théosophie en termes accessible à une personne ordinaire. Cette façon claire et pratique de l’exposer est une chose tout à fait possible, et il n’y a aucun doute qu’elle soit de la plus haute importance. Elle concerne et touche à la morale, à la vie de chaque jour, à toutes les pensées, et par suite à toutes les actions. »
v31 photo8« Il est bon d’avoir une profonde érudition et une connaissance de la métaphysique, mais les gens dans leur ensemble ne sont ni des savants ni des métaphysiciens. » Ces doctrines [de fraternité et d'éthque] sont d’une telle application pratique que les Sages consacrent leurs efforts à aider à les répandre.
« Notre devoir essentiel est donc d’être pratique autant que possible dans notre exposé des doctrines. L’étude intellectuelle seule de notre Théosophie n’améliorera pas rapidement le monde. Cela produira des effets, par suite des idées éternelles qu’elle réveille, mais tandis que nous attendrons que ces idées portent leurs fruits parmi les hommes, une révolution pourra éclater et nous emporter. Nous devrions faire ce que Bouddha enseignait à ses disciples : prêcher, pratiquer, promulguer et mettre en exemple nos doctrines. Il touchait, par la parole, le plus humble des hommes, tout en ayant une doctrine la plus profonde pour les esprits plus élevés et plus érudits. Tâchons donc d’acquérir l’art d’exposer de manière pratique la morale basée sur nos théories et étayée sur le fait de la Fraternité Universelle. »
(Citations de l’article « Le besoin le plus urgent de notre société » de W.Q. Judge).

Progrès spirituel, évolution, interdépendance et confiance en soi
v31 photo17Toute éducation devrait laisser une place à une spiritualité non sectaire. L’observation de la nature est un moyen efficace de sentir cette proximité grâce à quelques points de repères pour l’enfant et l’adolescent : les cycles jouent un rôle important dans la biodiversité, l’interdépendance des espèces végétales, animales, minérales et autres éléments (l’eau, l’air, le vent...). Ce sont là des exemples facilement observables qui sensibilisent les jeunes et les éducateurs et les incitent à adopter un comportement plus respectueux vis-à-vis de la nature et donc des hommes. L’étude des espèces animales est comme un livre ouvert sur l’évolution et offre, par analogie à celui qui veut voir, les exemples de vie allant des plus simples aux plus sophistiqués. Chaque espèce a sa place sur terre. Comment pourrait-il en être autrement pour les hommes ?

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