Lundi 23 Octobre 2017

Mis à jour le Lun. 23 Oct. 2017 à 09:43

Retour Cœur de la Théosophie Le symbolisme du Printemps, de Pâques et de l'équinoxe

Le symbolisme du Printemps, de Pâques et de l'équinoxe

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Le Printemps et Pâques
Paques a « Pâques est l'aboutissement de Noël. La date de cette fête est calculée, elle aussi, selon un cycle solaire, celui de l'équinoxe de printemps, en tenant compte, de plus, d'un cycle lunaire. C'est la promesse réalisée. La graine sous terre a accompli son travail de gestation, les bourgeons se sont emplis de sève jeune et forte, les œufs dans les nids des oiseaux, les milliers de vies qui partout semblaient endormies, s'éveillent et s'épanouissent. Pâques est le « passage » de la mort apparente à la vie réelle. C'est la preuve éclatante de la jeunesse éternelle de la vie qui infatigablement élabore des formes. Quel meilleur symbole naturel que l'Œuf en cette saison du renouveau ? Quelle meilleure période pour fêter la promesse réalisée par l'Instructeur spirituel ? Mais en quoi consiste cette promesse ?
« Pâques, c'est le moment où l'Initié réalise l'immortalité : la résurrection de la vie en esprit. Selon les termes de St Paul : « Le corps est semé corruptible ; il ressuscite incorruptible ; il est semé méprisable, il ressuscite glorieux ; il est semé infirme, il ressuscite plein de force ; il est semé corps animal, il ressuscite corps spirituel. S'il y a un corps animal, il y a aussi un corps spirituel ». Puis il explique que l'homme est double : le premier homme tiré de la terre est terrestre, le second homme est du ciel. « Ce que je dis, frères, c'est que la chair et le sang ne peuvent hériter le royaume de Dieu et que la corruption n'hérite pas l'incorruptibilité ». « Nous ne mourrons pas tous, mais tous nous serons changés ». […] La résurrection, ou immortalité, est le couronnement de cette naissance spirituelle, car l'Adepte forge, au fur et à mesure de ses progrès spirituels, un véhicule permanent — un « corps glorieux » — qui deviendra le siège de sa conscience ininterrompue. » ‒ «Le symbolisme de Pâques », Cahier Théosophique, n°34, pp.4/5.
Lire tout l’article « Le symbolisme de Pâques ».

L’Equinoxe
0026 a « Comme les aiguilles de l'horloge marquent l'heure, de jour en jour et d'année en année, le soleil parcourt les signes du Zodiaque ; mais en même temps il régresse lentement. En traversant cette période, il revient de nouveau au même point, prend du retard ou rétrograde. C'est ce qu'on appelle la précession des équinoxes et cela fait un certain nombre de secondes, pendant une période donnée. Ces secondes dans le ciel prises dans le cycle du temps vous montrent que le soleil prend 25.000 et quelques années pour revenir à l'endroit d'où il est parti à un moment donné. Autrement dit, si vous imaginez que le 1er avril de cette année, le soleil était à un certain degré du Bélier, l'un des signes du Zodiaque, il ne reviendra pas à ce signe dû à la précession des équinoxes avant que 25.000 ans ne se soient écoulés.

« En considérant la nature, nous trouvons aussi qu'il y a l'été et l'hiver, le printemps et l'automne. Ce sont des cycles et chacun d'eux affecte la terre avec les êtres humains qui s'y trouvent. La doctrine ésotérique […] enseigne que la loi des cycles est la loi suprême gouvernant notre évolution ; que la réincarnation […] est une loi cyclique en activité et elle est suprême. Car qu'est-ce que la réincarnation si ce n'est la renaissance (le retour à la vie), justement ce que les anciens Égyptiens enseignaient et dont nous découvrons la véracité, car il n'est d'autre moyen que cette loi cyclique de réincarnation pour faire comprendre les problèmes de la vie qui nous assaillent. Ceci explique notre propre caractère, chacun différent de l'autre et une force particulière à chaque personne. » - W.Q. Judge, article « Impressions cycliques, leur retour et notre évolution », Cahier Théosophique, n°89, pp. 4, 9.
« Les principaux traits de la vie de chacun sont toujours en accord avec la « Constellation » sous laquelle il est né, ou dirions-nous, avec les caractéristiques de son principe animateur ou de la divinité qui y préside, que nous l'appelions un Dhyan Chohan, comme en Asie, ou un Archange, comme dans les églises grecque et latine. Dans l'ancien Symbolisme, c'était toujours le SOLEIL (le Soleil Spirituel, et non le soleil visible), qui était censé envoyer les principaux Sauveurs et Avatars. D'où le lien entre les Buddhas, les Avatars et tant d'autres incarnations du SEPT le plus élevé. Plus un mortel se rapproche de son Prototype « au Ciel », mieux en est-il pour celui dont la personnalité fut choisie, par sa propre divinité personnelle (le septième principe), comme demeure terrestre. Car, pour chaque effort de volonté accompli pour la purification et l'union avec ce « dieu-Soi », un des rayons inférieurs se brise et l'entité spirituelle de l'homme est attirée plus haut et toujours plus haut vers le rayon qui le supplante, jusqu'à ce que, de rayon en rayon, l'homme intérieur soit attiré dans le rayon unique le plus élevé du SOLEIL-Parent. Ainsi, « les événements de l'humanité se déroulent effectivement en accord avec les formes des nombres », car les unités individuelles de cette humanité procèdent chacune et toutes de la même source ‒ le SOLEIL central et son ombre, le SOLEIL visible. En effet, les équinoxes et les solstices, les périodes et les diverses phases du cours du Soleil, exprimés astronomiquement et numériquement, ne sont que les symboles concrets de la vérité éternellement vivante, bien qu'ils passent pour des idées abstraites aux yeux des mortels non-initiés. » ‒ H.P. Blavatsky, La Doctrine Secrète, (trad. Vol. I, pp. 638-9).
« Ils sont loin encore les temps où « tous les peuples de l'univers ne formeront qu'un seul troupeau sous un seul Pasteur » ; avant qu’ils n'arrivent, il faut que la nature humaine se modifie complètement ; il faut que nous atteignions, d'après la prophétie du livre de Dzyan (1), à la septième race ; car c'est alors que le « Christos » — désigné par ses divers noms païens, comme par celui des gnostiques « hérétiques » — régnera dans l’âme de chacun, dans l'âme de tous ceux qui auront d'abord accepté le Chrest (2) — Je ne dis pas simplement de ceux qui seront devenus Chrétiens, ce qui est une tout autre chose. Car, proclamons-le une fois pour toutes, le mot Christ, qui veut dire [en grec] glorifié triomphant, et aussi « oint », ne peut s'appliquer à Jésus. D'après les Évangiles mêmes, Jésus ne fut jamais oint, ni comme Grand Prêtre, ni comme Roi, ni comme Prophète. « […] Il ne fut oint qu'une seule fois, par une femme, et non parce qu’il se posait en roi ou en Grand Prêtre, mais, comme il le dit lui-même, pour son enterrement. » Jésus fut un Chrestos : [du grec signifiant : bon est le Seigneur], comme dit saint Pierre (1re Epitre II, 3), qu'il ait vécu réellement pendant l'ère chrétienne, ou un siècle auparavant, sous le règne d'Alexandre Jannès et de sa femme Salomé, à Lud, ainsi que l'indique le Sèpher Toladoth Jehoshua (3).
« Et il y a eu d'autres ascètes dans la condition du Chrestos, même de son temps : tous ceux qui, entrant dans le sentier ardu de l'ascétisme, marchaient dans la voie qui conduit au Christos — la lumière divine — tous ceux-là étaient des Chrestos, des ascètes appartenant aux temples oraculaires […]. Tout cela entrait dans le cycle de l'initiation ; quiconque veut s'en assurer n'a qu'à faire ses recherches. Aucune « victime sacrificielle », ne pouvait s'unir au Christ triomphant avant de passer par cette condition préliminaire de Chrest souffrant et mis à mort.
« Astronomiquement, c'était la mort du soleil (4) mais la mort précurseur du Nouveau soleil ; la mort engendrant la vie au sein des ténèbres (5).
« Psychologiquement, c'était la mort des sens et de la chair, la résurrection de l'Ego spirituel, Christos, en chacun de nous.
« Oui, c’est bien le Christos lui-même qui dirige ce mouvement occulte. » ‒ H.P. Blavatsky, article « Notes sur l’ésotérisme du dogme chrétien », Cahier Théosophique, n°62, pp. 8-10.

(1) Mot tibétain, du mot sanscrit djnyan ; sagesse occulte, connaissance.
(2) Mot qui n'est ni la Krest (croix) des Slaves, ni le « Christ » crucifié des Latins. Le rayon rendu manifeste de ce Foyer de la Vie qui est caché aux yeux de l'Humanité pour et dans l'Éternité, le Christos, crucifié comme un corps de chair et d'os !!!
(3) Ayant fait remarquer à Mme Blavatsky que, d'après quelques savants, cette assertion serait erronée, voici ce qu'elle nous répond : « Je dis que les savants mentent ou déraisonnent. C'est nos maîtres qui l'affirment. Si l'histoire de Jehoshua ou Jesus Ben Pandira est fausse, alors tout le Talmud, tout le Canon juif est faux. Ce fut le disciple de Jehoshua Ben Parachia, le cinquième président du Sanhédrin depuis Ezra qui récrivit la Bible. Compromis dans la révolte des Pharisiens contre Jannœus en 105 avant l'ère chrétienne, il s'enfuit en Egypte emmenant le jeune Jésus avec lui. Bien plus vrai est ce récit que celui du Nouveau Testament dont l'histoire ne dit mot ».
(4) Sur la croix de l'Équinoxe d'automne, point où l'écliptique croise l'équateur et où le soleil descend dans ce dernier cercle, annonçant l'hiver, la mort.
(5) Noël quand le soleil remonte vers l'Équateur, après avoir passé le solstice d'hiver, annonçant le printemps, le renouveau, Pâques.

Les cycles, la Nature et l’évolution de l’homme
« Aide la Nature et travaille avec elle » est-il dit dans La Voix du Silence [p. 29]. L'un des moyens d'aider la Nature et de travailler avec elle consiste, pour nous, non seulement à découvrir les cycles naturels qui régissent notre nature sur les plans physique, psychique, intellectuel et spirituel, mais aussi à créer des cycles qui favoriseront notre évolution. […]
« Le caractère absolument universel de la loi des cycles ou de périodicité est l'une des propositions fondamentales de La Doctrine Secrète. Dans l'infiniment petit comme dans l’infiniment grand, l'Univers se présente à nous sous forme de phénomènes cycliques, rythmiques, vibratoires. La nature n'est jamais immobile ; tout est en perpétuel mouvement. Mais lorsque nous observons les phénomènes sous leur aspect dynamique, en les considérant dans le temps, nous constatons que, bien qu'en continuelle transformation, ils repassent périodiquement par des états apparemment identiques. La période d'évolution qui s’étend entre deux états identiques constitue un cycle. À vrai dire, en approfondissant cette étude, nous serons amenés à admettre qu'une identité absolue entre deux phénomènes n'est pas possible. La fin d’un cycle et le début d'un autre ne sont jamais réellement identiques, mais analogues ou semblables. C'est pour cela que la meilleure image de la loi cyclique n'est pas le cercle, mais le mouvement en spirale. […]
« Deux conclusions importantes de cette étude sur la Loi des Cycles peuvent se résumer ainsi :
« 1°) Nous sommes les créateurs de certains cycles : par l’opération du karma individuel, nous traçons le cercle de nos réincarnations individuelles ; par nos actions collectives, nous traçons les cycles de contraction ou d’expansion de ce qui sera la croissance ou le déclin de la communauté ou de la nation ; par le karma spirituel, nous progressons lentement mais sûrement, vers le bord du « Cercle primordial » — qui est le Nirvâna (*) lorsqu'on y entre soi-consciemment et le Pralaya (**) lorsqu'on y entre inconsciemment.

(*) Nirvâna : l'état d'existence absolue et de conscience absolue dans lequel l'Ego d'un homme qui a atteint le plus haut degré de perfection et de sainteté au cours de la vie entre, après la mort du corps, ou exceptionnellement pendant la vie, comme ce fut le cas de Gautama le Bouddha et d'autres Sages.
(**) Pralaya : Une période d'obscuration ou de repos entre deux périodes de manifestations de l’univers

« 2°) Chaque être humain vit en étroite communion avec la Nature, évolue au milieu de la Nature et doit réaliser que son Être est la Nature. De roue en roue, de cycle en cycle, la Vie Une en manifestation trace le Cercle du Temps dans l'Espace Abstrait, qui est la Durée.» ‒ B.P. Wadia, article « La Loi des Cycles», Cahier Théosophique n°10, pp. 1 à 5.

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