Lundi 23 Octobre 2017

Mis à jour le Lun. 23 Oct. 2017 à 09:43

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La Théosophie en quelques mots - Principes Généraux

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La Théosophie en quelques mots
La Sagesse des Âges
Principes Généraux
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 Principes Généraux

La Religion-Sagesse et la perfectibilité humaine

L'idée est avancée ici qu'une étude impartiale de l'histoire, de la religion et de la littérature montrera l'existence, remontant aux temps anciens, d'un grand corps de doctrine philosophique, scientifique et éthique, formant, dans ces domaines, la base et l'origine de toutes les conceptions similaires des systèmes modernes. C'est une doctrine à la fois religieuse et scientifique, affirmant que la religion et la science ne devraient jamais être séparées. Elle présente de sublimes enseignements religieux et idéalistes, mais, en même temps, fait valoir que tout ce qu'elle contient peut être démontré à la raison et qu'il n'y a pas de place pour d'autre autorité que celle-ci. Ainsi est écartée l'hypocrisie qui consiste à affirmer des dogmes en invoquant une autorité dont personne ne peut démontrer qu'elle repose sur la raison. Ce corps de doctrine archaïque est connu sous le nom de " Religion-Sagesse " et a toujours été enseigné par ses adeptes, ou ses initiés, qui la préservent à travers les âges. En se basant sur cette Religion-Sagesse et sur d'autres doctrines démontrées, on arrive à la conclusion que l'homme, étant esprit et de nature immortelle, peut perpétuer ce qui constitue le véritable aspect de sa vie et de sa conscience. Ceci a été réalisé de tout temps par les êtres appartenant à la plus haute élite de la race humaine, membres d'une noble et antique fraternité qui se consacrent au développement de l'homme du point de vue de l'âme, ce qui, pour eux, implique l'ensemble des processus d'évolution sur tous les plans. Les initiés, étant liés par la loi de l'évolution, doivent travailler avec l'humanité, dans la mesure où le permet son développement. Aussi, d'âge en âge, promulguent-ils inlassablement la même doctrine, qui s'obscurcit périodiquement chez les diverses nations et dans les différentes parties du monde. Telle est la Religion-Sagesse, et ils en sont les gardiens. À certains moments, ils se présentent aux nations comme de grands Instructeurs, ou comme des « Sauveurs », qui ne font que promulguer à nouveau les anciennes vérités et le système éthique du passé. Cette Religion-Sagesse affirme que l'humanité est capable d'un perfectionnement illimité, à la fois en qualité et dans l'échelle du temps, ces Sauveurs et Adeptes-initiés étant présentés comme des exemples illustrant cette possibilité.

Les Sages

C'est de cette fraternité d'hommes parfaits, vivants et actifs à l'heure actuelle, que H.P. Blavatsky a déclaré avoir reçu les directives pour présenter, une fois de plus, les idées de jadis. De ces Sages, elle a reçu également un certain nombre de clefs qui permettaient de déchiffrer les doctrines anciennes et modernes, mais qui avaient été perdues au cours des luttes du monde moderne en marche vers la civilisation. Ils lui communiquèrent aussi certaines doctrines réellement très anciennes mais entièrement nouvelles pour l'époque présente, sous une forme exotérique quelconque ; elle les a fait connaître dans ses écrits, parmi d'autres clés, à ses compagnons et au grand public. Ainsi, outre le témoignage de tous les temps, trouvé dans les annales de toutes les nations, nous recevons ici cette affirmation moderne, explicite, que l'ancienne fraternité d'Adeptes - toujours attentifs au bien de l'homme et dépositaires de la connaissance - existe toujours sur cette terre et se préoccupe du développement de la race humaine.

Un Principe éternel – L'Unité de la Vie

La Théosophie postule un principe éternel appelé « l'Inconnu », qui ne peut jamais être appréhendé comme un objet de connaissance, si ce n'est à travers les manifestations qui en émanent. Ce principe éternel est en toute chose et en tout être - il est toute chose et tout être. Périodiquement - et dans l'éternité des temps - il se manifeste puis se retire de la manifestation. Dans ce flux et ce reflux, l'évolution se poursuit, et elle-même constitue le progrès de la manifestation. L'univers que l'on perçoit est la manifestation de cet Inconnu, aussi bien comme Esprit que comme Matière, l'un et l'autre n'étant, pour la Théosophie, que les deux pôles opposés du principe unique inconnu. Ils coexistent et ne sont ni ne peuvent être séparés l'un de l'autre, ou, comme le disent les écritures hindoues, il n'existe aucune particule de matière sans esprit, ni aucune particule d'esprit sans matière. En se manifestant, l'Esprit-Matière se différencie selon une échelle descendante, sur sept plans, de densité croissante, jusqu'à celui que perçoivent nos sens, la substance y étant toujours essentiellement la même mais ne différant qu'en degré d'un plan à l'autre. Ainsi compris, l'univers entier est vivant, aucun de ses atomes ne pouvant d'aucune façon être considéré comme mort. Il est également conscient et intelligent, sa conscience et son intelligence étant présentes sur tous les plans, bien qu'obscurcies au niveau le plus bas. Sur le plan qui est le nôtre, l'Esprit vient à se focaliser dans tout être humain qui le lui permet, par un choix délibéré, mais le refus de cette possibilité est la cause de l'ignorance, du péché, de toute misère et de toute souffrance. Dans tout le cours des temps, certains êtres ont atteint cet état élevé et sont devenus, par leur développement, semblables à des Dieux ; ils participent activement à l'œuvre de la Nature et continuent, de siècle en siècle, d'élargir le champ de leur conscience et d'étendre la portée de leur maîtrise dans le gouvernement de la Nature. Telle est la destinée de tous les êtres ; c'est pourquoi la Théosophie, qui postule au départ la perfectibilité de la race humaine, rejette l'idée d'une perversité innée, sans possible régénération, et propose un sens à la vie et un but qui soit en harmonie avec les désirs ardents et la nature réelle de l'âme, et tende, en même temps, à détruire le pessimisme avec le désespoir qui l'accompagne.

La Loi universelle d'évolution

Selon la Théosophie, le monde est le produit de l'évolution issue du principe éternel ; partant des toutes premières formes de vie les plus inférieures, elle est guidée, au fil de son progrès, par des entités intelligentes pleinement développées, provenant d'autres évolutions plus anciennes. Ce monde inclut aussi les Ego, ou esprits individualisés, qui sont la raison d'être de son émanation et y participent activement. Ainsi, l'homme, tel que nous le connaissons, est considéré comme un esprit conscient - la fleur de l'évolution - avec d'autres classes moins élevées d'entités conscientes ; celles-ci, bien que moins avancées que lui, dans les règnes inférieurs où elles se trouvent, progressent toutes néanmoins, dans le sens ascendant, et sont destinées un jour à atteindre notre stade humain actuel, alors que nous aurons gagné nous-mêmes un niveau supérieur. Du fait de sa plus grande perfection, la conscience de l'homme est capable de passer de l'un à l'autre des plans de différenciation mentionnés. Si, par erreur, il prend l'un ou l'autre de ces plans pour la réalité qu'il est dans son essence, il s'égare dans l'illusion ; le but visé par l'évolution est donc de lui donner la complète conscience de soi, afin qu'il puisse accéder à des degrés plus élevés dans la progression de l'univers. Une fois atteint le stade humain, il doit, par son évolution, gagner de l'expérience, tout en contribuant à élever et purifier les divers plans de matière avec lesquels il a affaire, de telle sorte que la voix de l'esprit puisse être pleinement entendue et comprise.

La mort et la réincarnation

Que dire maintenant de la mort et de l'au-delà ? Le ciel est-il ou non un lieu ? La Théosophie enseigne, conformément à tous les textes sacrés, qu'après la mort l'âme gagne un état de repos. Ceci provient de sa propre nature. L'âme est un penseur et pendant la vie elle ne peut réaliser et mettre à exécution toutes les myriades de pensées qu'elle nourrit, ni même une infime partie de ces pensées. Aussi, après la mort, lorsqu'elle a rejeté le corps et le corps astral et qu'elle se trouve libérée de l'emprise des passions et des désirs, ses forces naturelles s'expriment immédiatement, et elle conçoit ses pensées sur son propre plan, revêtue d'un corps d'une texture plus fine que les précédents, convenant à cet état d'existence. Cet état est appelé « devachan ». C'est là précisément l'origine des descriptions du Ciel communes à toutes les religions, mais cette doctrine est très clairement exprimée dans le bouddhisme et l'hindouisme. Cet état correspond à une période de repos, car, en l'absence du corps physique, la conscience ne se trouve plus dans le rapport étroit avec la nature visible qu'elle pouvait avoir sur le plan matériel. C'est cependant un état d'existence réel, et pas plus illusoire que la vie sur terre ; c'est là que s'épanouit l'essence des pensées de l'existence, dans ce qu'elles avaient de plus élevé - selon ce que permettait le caractère de l'homme incarné - et qu'elle se trouve emmagasinée par l'âme et le mental. Lorsque la force animant ces pensées est complètement épuisée, l'âme est entraînée à nouveau vers la terre, vers le milieu qui correspond suffisamment à sa nature pour lui permettre de poursuivre convenablement son évolution. Ces alternances entre des états successifs se poursuivent jusqu'à ce que l'homme, par des expériences répétées, se libère de l'ignorance et réalise en lui-même l'unité effective de tous les êtres spirituels. Alors, il accède à des degrés plus élevés et plus universels, sur le chemin de l'évolution.

L'éthique

La Théosophie ne présente pas une éthique nouvelle, car, pour elle, la véritable éthique est la même pour toujours. Mais, dans les doctrines de la Théosophie, nous trouvons les bases raisonnables et philosophiques qui fondent l'éthique et incitent, d'une façon naturelle, à la mettre en pratique. La Fraternité Universelle sera réalisée en agissant envers les autres comme vous voudriez qu'ils agissent envers vous, et en aimant votre prochain comme vous-mêmes. Telle est la voie déclarée comme bonne et juste par tous les instructeurs des grandes religions du monde.

(Extraits des Principes Généraux – W.Q. Judge) - Texte complet de l'article les « Principes généraux », © Textes Théosophiques, Paris. top-iconRetour en Hauttop-icon